‹ Le costume historiqueChapitre 32 sur 130 · MONTAGNARDS · texte numérisé non relu

MONTAGNARDS

Maiïnpouri du bassin de l’Irraouaddi.

Turban noué sur le côté de la tête; chemise recouverte d’une veste d’étoffe ; Zangouti de toile blanche. Les Maïnpouris appartiennent à une population qui, prise en masse, ressemble, par les traits physiques, aux habitants des contrées de l'empire chinois. Ils abandonnent en général leurs hautes vallées

pour émigrer, comme nos Auvergnats ; on les rencontre sur toutes les routes de la Birmanie, poussant devant eux leurs animaux de charge, buffles ou chevaux, vendant des étoffes et mille petits objets de leur industrie,

Ces Mainpouris se retrouvent en foule à Mandalé, une des principales villes de la Birmanie, où on leur confie les travaux les plus pénibles,

N°° 2 et 8, Gourkas, tribu guerrière du Népaul,

Turban laissant les oreilles à découvert ; sur l’angarkah, courte chemise, une veste d’étoffe très ajustée ; janghir, caleçon collant. Peu d’Indous portent des souliers.

Le Népaul est un État jouissant ‘d’une indépendance relative vis-à-vis du gouvernement anglo-indien. Au quatorzième sièêle, des Radjpoutes s’emparèrent du pays et, avec d’autres émigrants du sud fuyant devant le fanatisme musulman, en modifièrent la population primitive. Les Népalais doivent à ces conquérants d’être les seuls habitants de l'Inde dont le territoire n'ait pas été foulé par les soldats de l'Islam.

La race de ce pays, très mêlée, se compose de Radjpoutes, — de Parbattia où & montagnards » offrant un type indianisé sous lequel se retrouve l'élément aborigène, le tibétain, — et de tribus militaires comme les Khas, les Magars et les Gouroung, uniformément désignées sous le nom de Gourkas. Ces tribus montagnardes composent presque toute la force armée du Népaul; maïs cela ne suffisant pas aux instincts militaires de leurs hommes, beaucoup d’entre eux, à l'exemple des Suisses d’autrefois, émigrent pour servir à l'étranger. Ces soldats nés ont le plus profond mépris pour les Madhesia, c’est-à-dire les gens de la plaine,

Voir les armes en usage au Népaul, dans la planche le Poids, Inde.

Nos 6 et 7.

Montagnardes assamaises.

Bonnet brun; à la chevelure sont attachées une multitude de petites tresses de laine qui leur pendent sur le dos et les épaules ; à l'extrémité de ces tresses, se trouvent fixés plusieurs petits fragments de corail. Tunique aux manches longues et étroites ;

pantalon froncé sur le bas de la jambe, Collier; boucles d'oreilles ; plaques de cuivre fixées à hauteur des seins. La figure n° 6 a de plus une écharpe blanche jetée sur une épaule.

Malgré leurs vêtements grossiers, ces femmes peuvent être placées au même rang que les montagnardes civilisées de l’Assam représentées dans la planche F G.

Les populations civilisées de l’Assam, presque toutes rurales, appartiennent, pour une forte part, aux races de la péninsule indo-chinoise, Parmi ces populations indianisées à divers degrés, les unes se trouvent absolument modifiées par leurs alliances avec les indigènes et les Indous, tandis que les autres se distinguent par la forme arrondie et les traits aplatis du visage.

Documents photographiques.

Voir, pour le texte : Jacquemont, Voyages dans l'Inde, Didot 1841. — Louis Rousselet, l'Inde des Rajahs (Tour du monde, années 1870-71, 1872, 1873 et 1874). — M. Étisée Reclus, Géographie universelle, — M, de Ujfalvy

Les Cuivres anciens du Cachemire, Ærnest-Leroux, 1883.

INDE

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