ALGÉRIE
Berbères ou Kabyles.
Nos 3 et 5.
Femmes kabyles des environs de Bône.
Sur la cheloulha ou chemise de laine, un haïk, de couleur tranchante chez l’une de ces deux femmes et de couleur brune chez l’autre ; cette pièce de laine, longue d'environ dix-huit aunes, enveloppe plusieurs fois le corps de ses larges plis ; il est d'usage de la remonter en partie dans la ceinture pour faciliter la marche. Les bras restent nus,
Les femmes kabyles remplissent leurs travaux quotidiens à visage découvert; le voile est réservé aux femmes de marabouts,
La femme n° 8 est coiffée de l’ancienne calotte dite ichaoun, sur laquelle on enroule une pièce d'étoffe de laine.
La jeune fille n° 5 a la tête nue ; au milieu de ses cheveux frisés passe un ruban qui sert à suspendre d’énormes anneaux en métal blanc. Cette jeune kabyle porte un bracelet estampé.
La femme no 5 a le poignet entouré de bandelettes et les doigts chargés de bagues (voir les bijoux kabyles de la planche ayant pour signe la Roue d’engrenage).
Jeune montagnarde,
Beskir, tissu léger encadrant le visage avec un ichaoun d’étoffe brodée autour duquel flotte un voile de mousseline. Large tunique remontée dans la ceinture,
Cette jeune fille tient un vase fait avec le #halakht, argile généralement employée en Algérie pour la confection de toute espèce de poteries,
Arabes.
No 1.
Femme arabe des environs de Bône.
Gandoura descendant à mi-cuisse et serrée aux hanches
par une ceinture de poil de chameau ou d’alfa ; les bras sont nus. Burnous rejeté sur les épaules. Lambeau d’étoffe roulé autour de la tête ; les femmes de la campagne ne se cachent pas la face. À la main, un bâton noueux,
La splendeur du haïllon est assez générale en Algérie. Pendant les saisons où une chaleur excessive enlève aux Arabes livrés à eux-mêmes le peu d'activité qu’ils possèdent, leur toilette offre des lacunes qu'ils ne songent guère à combler. Une pièce de flanelle ou de grosse laine, taillée en burnous, forme quelquefois la garde-robe complète de l'Arabe ; à quelques-uns de ces burnous, il manque autant d’étoffe qu’il en reste, comme on le voit par l'exemple ci-joint,
Nes 2, 10 et 14.
Femmes du sud de l’Algérie,
No 2. — Haïk d’étoffe légère couvrant la tête et les
épaules, Indépendamment de ce haïk, la tête est coiffée d’une petite calotte et d’un turban de laine, Quelques-unes de ces femmes se contentent de dissimuler leur visage en relevant avec la main un coin du haïk. Sur la gandoura, on voit une robe de laine blanche et un manteau s’attachant comme la palla grecque (voir la palla dans la femme kabyle no 9 de la planche le Canif) ; ce manteau antique, laissant les bras libres, est fixé sur les épaules au moyen de ces broches de métal que les Kabyles qui les fabriquent appellent ibesimen.
N° 10, — Coiffure composée d’un haïk léger couvrant la tête et les épaules, et d’un turban d’étoffe autour duquel s’enroulent des fils de laine, Gandoura à larges manches, remontée dans une ceinture.
N° 14. — Ici, le voile à l’aide duquel les femmes accompagnent leur visage à la façon d’une mentonnière, consiste en un tissu de proportion moindre couvrant la tête et s’enroulant autour du cou; la coiffure se compose en outre du burnous recouvert par un turban en poil de chameau. Ce même burnous est fixé sur les épaules au moyen d’une cordelière transversale, La gandoura est mise sur une autre
tunique couvrant immédiatement le corps. Bracelets estampés. Larges anneaux d'oreille.
Arabe des environs de Bône.
Turban de poil de chameau maintenu par des cordelettes de laine et recouvert du classique burnous dont les larges pans sont rejetés sur les épaules. Sous ce burnous, la gandoura.
Bône, elle-même, est une ville arabe dont l’ancien aspect n’est pas encore transformé.