VILAYET DE TRÉBIZONDE
No 1.
Paysanne musulmane des environs de Trébizonde.
Tepelik couvrant le fez tout entier; ce morceau d’orfé-
vrerie consiste ici en une plaque épaisse de forme arrondie, en argent doré et repoussé ; ses bords sont entourés de chaînettes finement ouvragées et terminées par des piécettes d’or s’agitant sur le front et Les sourcils. Guerdanhik, collier forméde piécettes étagées sur trois rangs séparés par un treillis d'argent doré filigrané. Du centre de ce collier, pend sur le gheuuzlul: de soie, sorte de bavette qui couvre entièrement la poitrine, une large médaille d’or percée en bas de trous dans lesquel sont accrochées plusieurs piécettes, Par l’ouverture échancrée de l’entari boutonné au-dessous des seins, on aperçoit le bord du mintan de soie légère, de couleur claire et unie ; ses manches découpées en pointes, s'arrêtent à la hauteur du poignet et laissent dépasser les manches de l’entari en soie épaisse et
brillante ; celles du jferméné, veste courte en drap uni bordée d’une tresse d'or, ne dépassent pas le coude. Les manches de ces trois vêtements se trouvent ainsi disposées en triple étage,
Ceinture en filet de soie, terminée par des houppes floconneuses. Pechtimal, tablier de soie unie, Chalwar, pantalon bouffant de soie pareille à celle de l’entari. Bottines d'étoffe ornées de broderie,
Nue
Dame musulmane de Trébizonde:; costume d'intérieur.
Fez de forme basse entouré ‘d’un léger mouchoir
yemeni; un tepelik d'argent doré est posé dessus, en plan doucement incliné, de manière que ses chaînettes puissent couvrir à peu près le front. Collier de perles, auquel est suspendu le muhuri Suleïman, sçeau de Salomon, entouré de perles et de turquoises, Hyrka de satin, ouvert en cœur sur le milieu de la poitrine ; les pans de ce vêtement sont relevés par
devant et rentrés dans la ceinture de soie à larges raies avec ceux d’un entari de même étoffe qui traîne par derrière comme un manteau de cour. Sur le Ayrka est passé un salta de velours garni de broderies, sans collet et juste à la taille; ses manches laissent dépasser celles de la chemise en soie dite beurundjuk, sous laquelle apparaissent deux bracelets en or, argent et perles. Le chalwar de taffetas uni tombe eæ plis amples sur des paboudj brodées.
No 12.
Dame musulmane de Trébizonde ; costume de ville.
Petché, épais voile noir en canevas de crin bordé de passementerie d’or, et immense {charchaf (drap de lit) en soie damassée d'étoiles d'argent.