‹ Le costume historiqueChapitre 90 sur 130 · VILAYET DE SIVAS · texte numérisé non relu

VILAYET DE SIVAS

No 2.

Paysanne d'Osmandjik.

Fez enveloppé du yazma, mouchoir à fleurs sur lequel les cheveux sont ramenés en manière de couronne. Pendants d'oreille en filigrane, d’où pendent de petits grelots d'argent. Entari de couleur foncée, ouvert par devant et tenant lieu de chemise; ses larges manches couvrent entièrement les bras. Æyrka, corsage de soie court, ajusté, et à petit collet droit ; les manches s'arrêtent au coude. Æunluk, tablier en tapisserie maintenu à la taille par une ceïinture consistant en une sangle de crin terminée à ses deux bouts par des touffes de cordelettes en laine effilochées en forme de houppes. Les pieds nus ont des paboudj de maroquin.

Femme kurde des environs de Sivas.

Kulah, bonnet de dimensions très développées; jusqu’au sommet de la tête, il est entouré de mouchoirs yemeni formant trois séries de turbans superposés; en sortant de cette couronne, le bonnet retombe sur l'épaule, entraîné par le poid d’un puskul de soie floconneuse. Entari à corsage fermé et à jupe ouverte, bordé sur la poitrine et autour du cou de broderies et de galons d’or. Ceinture de soie tunisienne à longues franges, entre les plis de laquelle est passé un mouchoir plié. Chalwar de soie rayée, introduit dansdes bottes de maroquin à pointes recour-

bées. Sur le tout, un djubbé de drap bordé sur ses coutures d’un triple galon d’or, tombe des épaules jusqu’à terre; les manches, longues et larges sont fendues devant et derrière.

VILAYET DE DIARBEKIR,

No 3.

Femme kurde de Palou,

Barrette de feutre, maintenue par deux mouchoirs roulés en un bandeau circulaire. Dans ce bandeau, se trouvent piquées, devant et sur les côtés, quatre épingles d'or auxquelles sont attachées deux chaînettes de même métal d'où pendent, en se croisant sur le front, le nez et les joues, deux rangs serrés de sequins,.

Mintan à manches justes et découpées en dentelures sur le poignet. Sur ce mintan, un entari de soie rayée, à larges manches ouvertes. Ceinture en châle de soie et coton, servant à maintenir un tablier diapré de gros pois blancs groupés de façon à représenter des soleils, des étoiles, des triangles superposés, etc. Hyrka, veste de soie piquée et gaufrée. De la coiffure s'échappent et tombent jusqu’à terre les longs plis d’une pièce de coton de même couleur que le tablier et décorée de palmes indiennes, de lignes droites, de carrés et de losanges. Bottes fortes en maroquin.

Dame chrétienne de Diarbékir.

Hotoz, coiffure composée d’une petite calotte d'argent à pointe allongée en cylindre, sur laquelle s’enroulent des bandes épaisses de coton blanc brodées à jour et garnies de franges tombant sur le bas du front; à chaque effilé de ces franges est suspendue une piécette d’or. Un bourrelet d’étoffe noire et pelucheuse maintient le tout. Derrière cette coiffure sont attachés et flottent plusieurs longs et amples mouchoirs, les uns en mousseline blanche brodée de feuillages et de fleurs en soie diversement colorées, les autres du genre dit yemeni et enrichis de vives peintures. Collier d'argent attaché par un fermoir, Æntari étroitement serré autour du cou ou plutôt d'une seconde chemise de soie rayée. Jupe de drap de couleur foncée posée sur les hanches et tombant un peu audessus des pieds chaussés de paboudj à pointes recourbées. Ceinture en châle de soie et coton dans

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laquelle est passé un mouchoir de parade en fine mousseline brodée. Tablier de soie rayée à corsage très décolleté, à manches extrêmement longues et larges, coupées carrément, et dépassant de plus de Om,50 celles d'une veste en drap de même couleur que la jupe.

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