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Le costume historique vol. 6 1888

Les vêtements de cette époque furent ceux des dernières années de la monarchie, et les modes ne reprirent leur cours capricieux qu'avec le Directoire. — On portait alors les dernières perraques, un gilet qui n'avait plus de basques et un habit qui, depuis 1789, avait les pans effilés en queue de morue, avec deux devants rabattus garnis de boutons ; l’habit et le gilet différaient de couleur; les souliers n'avaient plus de boucles d’or et d'argent, mais des rosettes ou de simples cordons. Les hommes qui se respectaient n'avaient pris ni le veston ou carmagnole dès ouvriers, ni le pantalon des sans-culottes. — Les femmes portent ici un costume local, celui de la Catalogue, pays voisin de celui où résidait la famille représentée,

| Peinture de l'époque, signée Jacques Maurin, de Perpignan. — L'enfant sur les genoux de sa mère est M, Ant. Maurin, qui s’est fait un nom dans la lithographie. — Dans le fond se trouvent M. Gamelin, peintre de batailles, et son fils.

Nous devons à l'obligeance de M. Valentin la communication de ce charmant tableau d'une famille d'artistes pendant la crise révolutionnaire. — Il a figuré au onusée historique du costume, organisé en 1874 par l'Union centrale. |

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