PYRÉNÉES OCCIDENTALES
Trois départements sont représentés dans les costrunes de la seconde partie de cette planche : la Haute-Garonne, les Hantes et Basses-P yrénées, toutes régions s'appuyant sur les crêtes des Pyrénées occidentales.
Presque toutes les populations pyrénéennes, de Port-Vendres à Bayonne, sont incontestablement d'origine ibérique; elles ignorent aujourd’hui leur parenté, mais elles n’en sont pas moins sœurs.
Haute-Garonne. — Languedoc et Guyenne, chaqne province a fourmi sa part à la Haute- Garonne. Le versant pyrénéen, les petites Pyrénées, les coteaux avancés et la plaine, enfin les collines extérieures du platean central se succèdent dans cette étroite bande de territoire,
N° 7. — Paysan des environs de Bagnères-de-Lnchon. Dans toutes les Pyrénées, le costume des hommes se compose des mêmes éléments : la veste, le gilet croisé, la culotte, les hautes guêtres, enfin la mise traditionnelle du montagnard; ce paysan des environs de Bagnères-de-Luchon peut done en donner ici une idée générale. Quant an chapeau à cornes, vestige dn siècle dernier que l’on a rencontré longtemps chez les Auvergnats et les Cévenols (voir planche CN, France XIX° siècle), c'est une coiffure complètement disparue.
Hautes-Pyrénées. — A en croire certains historiens, l’ancienne Bigorre, qui constitue actuellement la plus grande partie des Hautes-Pyrénées, aurait reçn son nom de la peuplade des 4rebaci, qui habitaient antrefois le territoire de Numance, sur les rives du Douro, et que Pompée força à s'établir sur le versant septentrional des Pyrénées.
N° 6. — Jeune fille de Bugard (arr. d’Argelès.) — Capulet d’un rouge éclatant faisant ressortir la blancheur de la cornette ; jupe de laine; sur la poitrine, un ruban auquel est suspendue une petite croix d'argent ; fichu et tablier de toile de coton. Cette jeune fille tient à la main nn vase de terre dn pays.
N° 8. — Femme de la vallée du Louron. — Capulet posé sur an bonuet ruché ; châle croisé sur le corsage d’une robe de futaine ; tablier ; pelisse portée sur le bras.
N° 10.— Jeune dame des environs de Bagnères-de-Bigorre. Capulet de casimir très fin, orné d’un liseré de velonrs. Cette Bigorraine est habillée à la parisienne (mode d'environ 1820); une fontange de ruban ponceau rend la cornette très élégante.
N° 11. — Jeune femme des environs de la vallée d’Aure. Capulet posé sur une cornette dont on aperçoit les brides ; croix d'argent; fichu croisé à pointes retombant snr un tablier à carreaux ; robe de laine ; chanssures à pointe recourbée. C’est dès l’âge le plus tendre que, dans cette vallée, on apprend à tricoter ou à filer.
Basses-Pyrénées. — Les anciennes provinces dn Béarn, de la basse Navarre, des pays basques, une partie de la Chalosse et de l'élection des Landes, ont formé le département des
Basses-Pyrénées : la plns grande partie de ce territoire se trouve en effet dans la région des basses montagnes et des coteaux pyrénéens.
Dans cette région dominent à la fois le costume basque et le costume béaruais. La Basquaise se coiffe d’un madras dont elle sait plus on moins bien &birer parti, tandis que la Béarnaise porte le capulet en usage dans les autres départements pyrénéens. La mise, sans notable différence dans l’une et l’autre de ces populations, offre à peu près les mêmes caractères : c’est presque uniformément la large chemise de toile attachée au con et que serrent sur les banches les cordons d’une simple jupe de futaine noire, très courte, laissant les jambes à déconvert; quelquefois cependant, des bas de laine mélangés de bleu et de blanc, descendent jnsqu'à la cheville ; ils sont bordés d’une petite frange et laissent passer le pied nu.
Quant aux populations maritimes de ce pays, elles sont très mal vétues :
N° 5 et 9, — Femmes de pêcheurs (Biarritz) tenant à la main leur fésef ou panier.
N° 5. — Mouchoi: dont la disposition est comme le commencement du capulet ; chemise de toile ; jupe de laine. L'espèce de cape à frauges qui est enroulée antour de la taille se porte de cette manière lorsqu'on ne s’en couvre pas.
N° 9. — Bonnet dont les brides se rejoignent derrière la tête; chemise à manches courtes et jupe de laine.
Entre Bayonne et Saint-Jean de Luz, on rencontre sonvent des troupes de jeunes femmes lancées an pas de course et portant des corbeilles sur la tête : ce sont des cascarottes, les intrépides courriers de la sardine, qui vont livrer aux Bayonuais la pêche de la nuit.
Les n° 1, 2, 3 et 4 sont tirés du Recneil des divers costumes des habitants de Bordeaux et des environs, par de Galard ei Géraud; Bordeaux, 1818-19.
Les n°® 6, 10 ef 11 proviennent des Costumes des femmes de Hambourg, du Tyrol, de la Hollande, etc., par Lanté et La Mésangère; Paris, 1827.
Les n° 5 ei 9 sont des documents photographiques.
Les n° T et 8 font partie d'une série de costumes dessinés par Pingret et de Bénard.
Voir pour le texte : le recueil de Gatard et celui de Lanté et La Mésangère cités plus haui. — Saint-Sauveur, Voyage à Bordeaux et dans les Landes, #a-8°, an V1. — V. Gaillard, les Landes (les Français peints par eux-mêmes, fome 7). — Ad. Joanne, Itinéraire général de la France, {ome 3. — D. Berques la Garde, les Landes, ia-8°, 1868. — If. Justin Jourdun, Atlas-Guide historique et descriptif des Pyrénées, 42-12, 1874. — 4. Étisée Reclus, Géographie universelle, Hachette, 1881.
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FRANCE. — XIXE SIÈCLE
COSTUMES POPULAIRES
NIVERNAIS, DAUPHINÉ, ANCIEN COMTÉ DE NICE, SAVOIE, MACONNAIS, BRESSE ET BOURBONNAIS.
oi. N°s 7, 8, 10, 19 et 14.
Nivernais. x , Mâconnais.
NO TETE" Dauphiné. N° 1 et 13, No à, Bresse, Ancien comté de Nice.
Nc 9.
No 5, Savoie. Bourhonnais.
NIVERNAIÏS.
Le Nivernais est divisé en huit petits pays : les Vaux de Revers, les Amogues, le Bazoïs, les vallées de Montenoison, les vallées de l'Yonne, le Morvan, le pays d’Entre-Loir-et-Allier et le Dionzois. Cette province forme aujourd’hui le département de la Nièvre.
Malgré toutes ses ressources, la Nièvre est trop montagneuse pour que sa population soit aussi pressée qu'elle l’est en moyenne dans le reste de la France ; elle ne s’accroît que faiblement, les Morvandiaux émigrant volontiers. C’est au bord des rivières que les habitants sont de beaucoup les plus nombreux et que s’est porté presque tout le travail de l'industrie.
Il y à quelques vieux proverbes peu favorables aux Morvandiaux dont les mœurs, évidem-
ment adoucies de nos jours, n'ont gnère conservé que là rudesse inhérente aux habitants des montagnes.
Il ne vient du Morvan ni bon veut ni bonnes gens, disaient les anciens. La seconde partie du proverbe rappelle sans doute le temps où les belliqueux montagnards Édnens, vebelles au jong des Romains, les massacraient sans pitié quand ils se hasardaient dans le pays.
NOR du Bourbonuais. Large chignou coutenu dans un bonnet que l’on aperçoit sous le chapeau. Courte
Paysanne morvandelle. : à robe de poulan, étoffe du pays, à corsage sans
Chapeau de paille relevé en avant et en arrière, en manches ; mouchoirs de cou aux couleurs éclatantes, forme de bateau ; cette coiffure se ressent du voisinage disparaissaut dans la bavette d'uu loug tablier. DAUPHINÉ.
Cette belle et grande province de l'ancienne France forme, depuis 1790, les départements de FIsère, de la Drôme ct des Hautes-Alpes.
Le département de l'Isère, partie septentrionale de la province, est occupé surtout pau des massifs de montagnes. Quoique la majorité de sa population se compose de cultivateurs, les terres labourables, y compris les prés et les vignes, n’atteignent pas même la moitié de la superficie totale du département. Les beanx pâturages des montagnes, bien utilisés par les habitants, ont donné une grande importance à l'élève du bétail et à Ia fabrication du fromage.
Les exemples emprnntés à ce département sont :
ISCE mauches convert d'un fichu ronge ; robe retroussée
Paysanne de la Verpillière ; arrondissement de Vienne. GéCou En ERUUTES EN CT ERER TES
Petit chapeau de païle en forme de casquette posé sur un bonnet blanc ; corsage sans manches ; robe courte et fichu de cotonnade aux couleurs vives.
No 6.
Paysanne de Saint-Laurent ; arrondissement
N° 4. de Grenoble, Femme du village de Saint-Albin ; arroudissement Coiffure en mousseline blanche, rappelaut la mitre ande La Towr-du-Pin. tique. Corsage décolleté ; fichu de cou; jupe et tablier Large chapeau de paille à bords rabattus ; corsage saus de couleurs éclatautes,