COIFFURE FÉMININE. TYPE MODERKNE
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Bounet à larges rubans de soie formant devant un graud nœud et retombant assez bas derrière la tête : cette coiffure, également en usage dans le graudduché de Bade, est ici combinée avec le costume moderne, Fichu à franges, rejeté en arrière.
Les n° 1,2,3 et 5 font partie du recueil de Lanté et de La Mésangère,; Costumes des femmes de Hambourg, du Tyrol, efe.; 1827.
Les n° 4,10, 11 et 13, dont les détuils sont représentés aux n° 9, 12, 14, 15,16, 17, 18 et 19, appartiennent aux collections de MM. Hunte, Goupil, Baur, etc., et ont figuré au Musée du Costume de t Exposition de l'Union centrale de 1874.
Les n° 6,7 eb 21, proviennent de très fines gravures du temps, sans nom d'artiste. : 2 ? ñ
Le n° 8 estun document photographique.
L'original du n° 20 est une gravure allemande signée (reorges Feniher.
Voir, pour le texte : Richard, Histoire de l'Alsace, 1835, — Piton, Strasbourg illustré, panorama pittoresque, historique et statistique, 1855,
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FRANCE. — XVIII ET XIX SIÈCLE
COSTUMES POPULAIRES DU LITTORAL DE LA MANCOHIE. PÉCHEURS DIEPPOIS : LES POLLETAIS
Nos 2, 3 et 5.
Dieppois et Polletais ; seconde partie du dix-huitième siècle.
Les costumes n° ? et à ont conservé leur originalité pendant une bonne partie du dix-neuviéme siècle,
Nos 7,8, 9, 10, LI et 12,
Polletais; premiére partie du siècle,
Nos 1, 4 et 6.
Types modernes de pêcheurs des deux sexes,
Dieppe fat longtemps célèbre par ses entreprises mauitimes ; à la fin du moyen âge, lorsqu'elle se gouvernait elle-même en eité républicaine, ses marins, les plus expérimentés el les plus hardis navigateurs de l'Europe, trafiquaient avec tous les pays déjà connus, faisaient des découvertes et créaient de nombreux établissements aux Indes, La ville, enrichie par le commerec, devint très puissante et atteignit sa plus grande prospérité sous François 1°; mais différentes guerres, le bombardement de 1694 et l’envasement du port réduisirent la cité à l'ombre d'elle-même.
Depuis le premier empire, toute l’activité de Dieppe s'est tournée vers la péche; cette ville pourvoit à une bonne partie de l’approvisionnement de Paris.
Le Pollet, mentiouné dès 1283 dans des lettres patentes de Philippe IT sous le nom de villa de Polelo, est toujours le faubourg où habitent la plupart des pêcheurs, Cette petite localité, à peine séparée de la ville par un étroit chenal, a longtemps conservé une physionomie particulière avec ses rues tortuenses et ses maisons basses et lézardées, aujourd'hui disparues ; sa population, antrefois en état d’hostilité constante avec les Dieppois, ne se compose que de marins e6 de pêcheurs,
D'après quelques écrivains, ces loups de mer et ces fortes brunes au teint hâlé auraient une origine vénitienne. Il est reconnu que, vers les douzième et treizième sièele, époque où la colonie du Pollet semble s'être formée, les Vénitiens entretenaient de fréquents rapports avec les Normands, et qu'ils avaient coutume de faire escale à Dieppe, en se rendant en Hollande ou dans la Baltique. Les vestiges de leurs passages successifs pourraient à la rigueur se reconnaître dans le costume polletais, remarquable par uu bariolage et un elinquant qui u’ont certainement pu être imaginés que par des hommes du Midi, et dans le langage des habitants dont la prononciation molle et efféminée est pour ainsi dire toute vénitienne.
Dans son tableau du port de Dieppe, Joseph Vernet, en groupant les costumes pittoresques de la localité, à eu soin de placer au premier plan plusieurs Polletais dans leur accoutrement partieulier ; il n’a pas oublié non plus le marchand d'objets d'ivoire, cat l’art de la sculpture sur ivoire est très ancien à Dieppe; seulement, si l'industrie en est prospère aujourd’hui, elle ne laissait pas, au dix-huitième siècle, que de périeliter d’une manière assez sensible; c’est le caprice de la mode qui l’a relevée, |
Actuellement, on ne retrouve guère de différences extérieures bien accentuées entre les Polletais et les autres pêcheurs du littoral ; presque tons portent des habits de mêmes formes et de mêmes couleurs. Il en est de même au moral: partout le pêcheur normand participe du Polletais par une honnêteté proverbiale; laborieux et intrépide, sa simplicité provient de l’ignorance complète de tout ce qui est eu dehors de ses occupations habituelles.
Les femmes prenneut part aux travaux de leurs maris, péchent le long du rivage eë vont vendre le poisson.
échancré en pointe et recouvert d'un col rabattu;
VIII SIÈCLE XVII SIÈCLE, ruban de velours autour du cou.