‹ Le costume historique vol. 6 1888Chapitre 138 sur 140 · FIBULES ANTIQUES · texte numérisé non relu

FIBULES ANTIQUES

Nos 8 et 24,

Fibules de bronze trouvées dans le cimetière des Crons, à Vertus, arrondissement d'Épernay (Marne),

No 10.

Fibule provenant du cimetière de Flavion, NOSIMNEN CS

Fibules trouvées dans nn des cimetières du département de la Marne.

AE 117, Fibule de bronze ; musée de Vannes,

No 20.

Fibule trouvée à Sérancourt, environs de Bourges.

De nos jours, les habitants de la vieille Armorique, Ze pays de la er, conservent encore une grande partie de leur originalité : les clans, comme au temps des rois Judicaël et Nomenoë, se distinguent entre eux par la couleur de leurs vêtements. Quimper est le pays des glazeiz, des bleus ; Pleyben (arr. de Morlaix, Finistère), celui des ardaacded, des bruns ; Poutivy (Morbihan), celui des guenedouriens, des blancs ; Plougastel (arr. de Brest, Finistère), celui des bonnets rouges et Kerlouan (même département), celui des bonnets bleus.

Les bleus, les blancs, les rouges, tous se rencontrent toujours dans le Finistère, seul département où la langue bretonne soit exclusivement conservée.

En général, les hommes portent un chapeau rond en feutre, à bords plus ou moins larges Presque partout on l’omme de grands velours noirs tombants, liés par une ou plusieurs boucles argent où d’étain ; sur le velours ils placent de la chenille diversement nuancée ct quand ils

accomplissent un pélerinage, ce velours est garni d’un miroir, orné de filigranes pour Saiute- Anne d’Auray, d’une petite figurine de plomb pour Saint-Mathurin de Moncontour, de Ia graine d’uu ehardon de la côte pour Saint-Cornély de Carnac, tantôt de fleurs, tantôt de plumes de paon pour tel saint ou telle sainte.

Les coiffures de femmes varient de bourg en bourg.

Elles portent généralement trois espèces de eotillons : le bros-uhelen, jupe de dessus; le lostenn-greiz, jupe intermédiaire ; le bros-gueleden, jupe de dessous. Ces trois pièces sont bordées de galons. Les jours de pardon, on y ajoute le favanger fait avec ce qu’il y a de plus beau comme moire antique, soie gorge-de-pigeon, étoffe pompadour, ete.

La simple eroix d’or, l’épinglette aux glands rouges où bleus, l'antique fibule armoricaine et une petite bagne forment tout le fond du trésor des Cornonaillaises.

Le rapprochement des fibules antiques (n° 8, 10, 11, 17, 20, 24 et 26) avec les broches et épinglettes toujours en usage (n° 4, 5, 9, 12, 14, 16, 18, 19 et 25), montre combien les Bretous ont persisté, jusqu'à présent, dans leurs vieilles eoutnines.

Documents communiqués gar M. Henri du Clouziou, avec une grande partie des notes qui les concernent.

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