‹ Le costume historique vol. 6 1888Chapitre 21 sur 140 · COSTUMES DU XIX° SIÈCLE · texte numérisé non relu

COSTUMES DU XIX° SIÈCLE

PLANCHE N° 4. Néerlande, à deux lieues de la côte de la Frise, arrond. de Sneek.

Fig. 5, — Fille de Groeningen ou Groningue, province au nord de celle de Drenthe, à l’ouest de la Frise.

Fig. 1. — Frisonne de Leeuwarden, capitale de la | Fig. 6.— Fille de la ville de Goes ou Ter-Goes, de Krui-

TYPES DE LA COIFFURE, ACTUELLEMENT PORTÉE PAR LES l'EVMES.

Frise. ningen, etc., dans l’île zélandaise de Zuid-Beveland. Fig. 2. — Villageoise de Zaardam, si célèbre sous le | Fig. 7, — Fille du village de Kromménie; Hollande nom de Saardam , sur la Zaan, presqu'île de Noord- septentrionale N. ©, Holland, région dun Zuiderzée. Fig. 8. — Femme de Beiïjerland. Fig. 8. — Femme de Peiïjerland ou Beyerland, île à | Fig. 9. — Femme de Dordrecht, ville riche, et chef-lieu l'embouchure de la Meuse. de district sur une île de la Meuse,

Fig, 4, — Fille de lle Ameland, extrême nord de la | Fig. 10. — Fille de Kromménic. .

Ces exemples, recueillis hier sur des points fort divers de la Hollande, confirment ce qui a été dit, en dehors de certains groupes maritimes, au sujet de la conservation des fers dans la coiffure de la plupart des Néerlandaises, suivant d’ailleurs, pour le surplus, avec plus ou moins de rapidité, le courant capricieux des modes européennes. Les corsages des robes indiquent ce mouvement général qui n’offre ici d'exception franche qu’en ce qui concerne la Hélandaise de Zuid-Beveland, dont les beaux bras nus, fortement serrés par la courte manche, selon la coutume, le haut carcan de perles de corail, le corsage exigu comprimé par un ceinturon, le fichu cachant ce corsage presque en entier, la coiffe intime enserrant non seulement la chevelure, mais l'oreille même, le bonnet rayonnant reconvrant cette coiffe, bonnet qui s'évase en donnant au visage comme l’enveloppe d’un bouquet, sout toutes choses de la

plus pure tradition. Aux fers temporaux de cette Zélandaise on peut joindre la plaque de front ciselée, le Loofdnaald, posé en oblique, comme ou le voit aux figures 7 et 10.

La fig. 2 porte sous la dentelle le casque, la plaque souple embrassant le chignon, à l’usage des Nord-Hollandaises. Ce casqne marche avec la plaque de front droite à laquelle il est relié et qui le soutient. Le chapeau, peu gracieux, est local. On peut observer ici que celles des Néerlandaises qui font un composé des costumes de coupe moderne et de leur coiffure nationale dans sa pureté, font preuve de meilleur goût que celles qui conservent cette coiffure, mais en la dénaturant. Le caractère du voile posé à plat sur la tête et tombant assez largement sur les épaules pour les recouvrir est singulièrement altéré, lorsqu’au lieu de conserver à ce voile élégant, aux bords ornés de riches et hautes dentelles, son caractère de coiffure basse, on le fait surmonter d’uu chapean de goût moderne, comme s’en avise la bourgeoise cossue de Dordrecht,

” Quoique l’on voie en ce dixain de coïffures une fille de Leeuwarden, la coiffure traditionnelle et caractéristique des femmes de la Frise n’y figure pas. — On la trouve dans la pl.

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