‹ Le costume historique vol. 6 1888Chapitre 91 sur 140 · VIEILLE CASTILLE. — ROYAUME DE LEON · texte numérisé non relu

VIEILLE CASTILLE. — ROYAUME DE LEON

Tous ces costumes sont encore actuellement portés ; il n’en est pas un cependant que l'on puisse considérer comme moderne, autrement que par son usage persistant,

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' Maire de village; province de Ségovie. — II est coïffé d'un petit mouchoir noué sur le devant de la tête. Sa veste est en peau de mouton. Il porte dans sa ceinture de cuir son couteau fermé, attaché à un cordon.

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Costumes de fête des femmes de Santa-Maria de Nueva, même province. — L'une d'elles a les bas rouges de la mariée. Ces femmes portent une natte de cheveux tombant de la nuque, terminée par un uœnd de ruban de velours ; leur montera noire , ornée de boutons d'argent, est aussi en velours de soie. Leur corsage est en laine et garni de dentelles d'or. Dans son parcours intérieur la manche est ouverte, et cette ouverture est maintenue par des rubans de soie. C’est le seul endroit, avec le haut du corsage, recouvert d’ailleurs de bijouterie, où le linge soit entrevu. La jupe ainsi qne le tablier sont de drap fin. Le tablier est décoré, comme le corsage, de légères passementeries on de dentelles d’or. La jupe est largement bordée en passementerie d’un dessin régulier, or ou velours. Le soulier est à rosette. Le collier de corail fait plusieurs tours; des médailles, des croix de diverses dimensions y sont suspendues : cet amas de joyaux, formant presque un plastron, desceud jusqu'à la ceinture,

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Paysan de la même province jonant à la barre. — Gilet en coton peint, bordé de drap de coton. La large ceinture de laïne rouge est maintenue par une ceinture plus étroite, en cuir, sur laquelle il est d'usage de broder, en soie de couleur, une devise, le nom de la fiancée de celui qui la porte, on plns simplement et plus fréquemment son propre nom. La culotte est en drap grossier ; elle est attachée par-dessus la guêtre

- én drap qui recouvre le pied et fixée par la chaussure, alpargatas où espardeñas. On porte sous la guêtre des bas ou des chaussettes de coton blanc.

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Femmes de Santander, province de Burgos. — On rencontre fréquemment ce costume à Madrid, où il est porté par des nourrices recherchées dans les familles aisées. La physionomie de la nourrice, vêtue selon l’usage de son pays natal, flatte les gens de la ville, qui recherchent d'ailleurs ces femmes à canse de leur vigoureuse constitution. Leur madras de couleur vive est noué avec nn art particulier, il recouvre en partie la longue natte de cheveux, terminée par un léger nœud de ruban, qni tombe dans le dos. Un corsage court, ouvert par devant, sur un plastron pen élevé laissant voir le linge de la chemise : une jupe de con-

leur éclatante, assez courte pour dégager franchement le pied finement chaunssé de souliers à boncles ;.des bas blancs; un tablier de soie; un nœud de ruban ample, à bouts flottants, fixé au-dessous du corsage, par derrière ; de larges anneaux aux oreilles, anneaux parfois terminés en triglènes ; un tour de cou en corail; tel est le costume de ces nourrices, rehaussé de passementeries de velours en bandes, de galons et de boutons d'or ou d'argent, selon le caprice, ou plutôt selon le goût et l'harmonie des couleurs.

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