Chapitre IV
monnaie, ou mieux, un cliché de zinc, de plonib ou du cuivre, on voit, à l'instant où le contact a lieu, et dans les parties les plus fines, l'azotate aussitôt décomposé, l'argent immédiatement réduit et précipité sous forme d'une poudre noire, représentant, dans ses moindres détails, l'image exactement fidèle, nette, indélébile et adhérente du tissu , ^t avec une telle solidité , qu'elle ne disparaît qu'avec lui. Autant de fois on posera le cliché sur le linge humide , autant de fois l'impression s'en fera sentir instantanément dans son action comme
irréprochable dans son exécution Il suffît d'un
simple lavage à l'eau , pour enlever au tissu le sel non décomposé.
La teinte de l'impression peut varier du gris le plus clair, au noir le plus vif, suivant les proportions de sel d'argent Les étoffes de coton, de fil, de soie, de laine , de papier , tous les tissus qu'on peut imprégner se prêtent à ce nouveau genre d'impression. La couleur est, en terme de teinture, grand teint, et résiste à tous les lavages alcolins ou acides (X).
Ce serait s'écarter du plan que nous nous sommes tracé d'écrire l'histoire du coton, s'il nous fallait donner la description des diverses machines nécessaires dans un atelier de teinturerie et dans une fabrique d'étoffes imprimées. Nous ne citerons donc que pour mémoire la machine à essorer, celle à dégorger les
(i) Figuier, Année scientifique,, 1872.
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étoffes, la machine à cjlindrer, la machine- à plier et enrouler les pièces (^), la Perrotinej la machine à imprimer au rouleau, la machine à mesurer. La descripUon en est donnée dans les bulletins et ouvrages spéciaux.
Nous avons dit que Ton tirait principalement du règne minéral les produits colorants et les mordants. Tous ne sont pas d'une innocuité complète : le plomb, sous différentes formes, le cuivre, l'arsenic, peuvent occasionner des inconvénients morhides. La Revue allemande j publiée par l'office impérial, donne, dans un de ses numéros de 1877, de curieux renseignements sur le danger que peut présenter cette dernière substance dans l'apprêt des étoffes.
En ce moment, le commerce met en vente des étoffes de coton imprimées en couleurs bleue, rose et grise, qui contiennent de fortes doses d'arsenic. Les recherches faites au laboratoire de^ l'office impérial de santé ont constaté que Tarsenic contenu dans ces étoffes ne provient point des matières colorantes arsenicales, mais uniquement des mordants et des substances employées pour leur apprêt.
-Selon la recette déposée à l'office de santé, l'apprêt, pour l'impression en bleu, rose et gris, contient sur toute la masse presque un sixième d'arseniate de soude. Ces sortes d'étoffes peu^nt devenir très dangereuses
(1) Celle de M. Mould paraît la plus avantageuse. On peut en lire la description dans le Technologiste , 1864, p. U3.