Chapitre V
venté des machines plus ou moins ingénieuses pour faire cette opération en grand : machines d'Ëwing, de Helm, de Woodsmith. M. Riley en a donné la description dans son Mémoire sur le ver du cotonnier aux États- Unis;
3» L'empoisonnement des vers. Le génie américain s'est encore montré dans cette opération; des machines et engins ont été inventés pour répandre sur les cotonniers d.^s matières insecticides, soit sèches, comme le soufre, les poudres, soit liquides : le Willie Duster, le Slard Blower, la machine de Robinson, l'arrosoir de Gray, de Ramsay,. et l'aspèrsoir de Buckley, de Daughtrey, etc. , etc-
La vapeur a même été employée pour tueries insectes; le soufre vaporisé a été répandu sur les cotonniers, par les machines de Steinman, de Perl.
Pour détruire les papillons, on s'est servi de lampes mises dans les champs de cotonniers; là encore nous trouvons des lampes de divers modèles, tous préconisés par leurs inventeurs comme supérieurs les uns aux autres.
Nous extrayons de la publication américaine, The American Entomologiste les renseignements ci-après, relatifs à cette question, aussi importante pour les Américains du Nord qu'est celle du phylloxéra pour la France. De tous les extraits, décoctions, compo-
(1) Le gallon impérial vaut i liv. 543.
sitions chimiques, présentés ponr détruire les insectes qui attaquent le cotonnier, le liquide qui paraîl donner les meilleurs résultais, still proves the besl, so far as efficacy and harmlessness to the plant are concermi, est le vert de Paris, préparation arsenicale, dont l'auteur de l'article, C.-V. Riley , ne donne pas l'analyse.
Ce même naturaliste présente ensuite, comme pouvant remplacer le vert de Taris , la composition qu'il appelle le rouge de Londres, the Londoupurple^ regardé, d'après William J. Jones, du Texas, comme le préservatif le plus prompt, le moins cher et le moins dangereux pour la plante, et pour les personnes qui en font usage, the speediestj the cheapest and the least hurtful^ to the growing crop and the persons applyingt it. L'emploi de ce préservatif serait d'une livre pour 80 à 100 gallons (0 d'eau, ou, si l'on s'en servait en poudre, de une partie pour quarante parties de dissolvant.
Le « vert de Paris » produirait son effet dans les vingtquatre heures, « le rouge ou pourpre de Londres, » deux ou trois jours seulement après l'application. L'emploi de cette dernière préparation serait moins dangereux que celui du vert de Paris, et si les résultats qu'on obtient, dit l'auteur de l'article, ne sont pas avantageux, c'est qu'on a mal opéré ou que le produit est falsifié (1).
(1) Cette composition se trouve, 90, Water's street, New-York; Hemingway " London purple Company limited *\ Voir Farmer's review