‹ Le cotonChapitre 143 sur 245 · Chapitre V · texte numérisé non relu

Chapitre V

leurs; on peut faire dévorer la larve par les porcs, qui en sont friands, mais le remède nous paraît pire que le mal. Quelques praticiens ont proposé de mettre des dindes dans les champs dont les cotonniers sont attaqués par les chenilles. L'écimage est conseillé en Algérie pour prévenir l'attaque des pucerons. Pour chasser les fourmis d'une plantation, on préconise l'emploi d'huile de schiste et de pétrole, dont l'odeur les fait fuir. Le même moyen peut être employé contre les courtilières.

Ces moyens prophylactiques ne peuvent pas toujours être mis en usage. Le personnel qu'il faudrait employer augmenterait notablement le prix de revient, et quelquefois sans un succès bien accentué, de même qu'en France on ne peut pas se servir de tous les préservatifs, indiqués contre la maladie de la vigne, parce qu'ils seraient trop dispendieux. Mais on peut toujours éviter une grande partie des inconvénients qui résultent de la présence sur les cotonniers des insectes, en tenant les champs plantés de ces arbustes exempts d'herbes parasites, en faisant même des labours fréquents. Le temps consacré au sarclage et au binage sera largement compensé par une récolte abondante, si, toutefois, les circonstances atmosphériques sont favorables.

M. da Olmi, professeur à Moulins, propose, pour préserver les cotonniers des pucerons, de plonger les graines pendant vingt-quatre heures dans de l'eau additionnée de chaux éteinte, dans la proportion d'un 20«, et de cendres de foyer, dans la proportion d'un 40^ Il

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attribue la présence de ces insectes à une disposition morbifique accidentelle, et non au germe du végétal de la graine.

Les substances alcalines dont on se sert, par leurs qualités antiseptiques, arrêtent toute tendance à une fermentation putride, et le séchage détruit les animalcules voraces qui s'attaqueraient, aussitôt nés, aux jeunes cotonniers.

Les remèdes employés dans l'Amérique du Nord, et principalement dans le Texas, contre Valelia surtout, sont de plusieurs sortes :

4«> Les moyens préventifs : il faut faire choix d'espèces moins susceptibles que les autres d'être attaquées par les chenilles; travailler fréquemment les plants; diviser en champs; protéger les petits oiseaux destructeurs des insectes; introduire dans les plantations des volailles tels que poulets, dindons, poules de Guinée; laisser dans les champs un arbre où les insectes puissent trouver un abri; détruire les premiers insectes, vers ou chrysalides, par le feu ou le poison; semer dans les sillons du blé ou du jute {cor chorus capsularis)^ ainsi que cela se pratique aux environs de la Nouvelle-Orléans;

2<> Les moyens mécaniques : ils sont nombreux et variés. Le plus simple, mais qui ne peut être employé dans une grande plantation, c'est de secouer les arbustes et les balayer, pour ainsi dire, au moyen de lambeaux de coton au bout d'un bâton, et répéter l'opération, jusqu'à destruction complète.

Les Américains, pratiques en toutes choses, ont in-

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