‹ Le cotonChapitre 161 sur 245 · Chapitre VL · texte numérisé non relu

Chapitre VL

des voies ferrées aux antiques grandes routes, mais personne ne s'en est plaint, parce que l'intérêt général était en jeu. Il en est de même pour le tisserand ; quelques ouvriers ont peut-être été un instant privés de travail, mais ils ont facilement trouvé emploi de leurs capacités. Le nombre plus considérable de machines et métiers mécaniques, en diminuant l'emploi de la force manuelle, a augmenté celui de la force intellectuelle; le travail est moins laborieux, moins machinal, en même temps que le produit est plus abondant, et, par suite, plus rémunérateur. Là encore se font sentir les bienfaits de l'instruction donnée à la masse des populations. Chaque année les métiers à main diminueront de nombre, sans que personne ait sujet de s'en plaindre, et tout le monde y gagnera.

Nous avons terminé l'histoire du cotonnier; avonsnous réussi à satisfaire le lecteur qui cherche à connaître l'usage qu'on a fait jadis , et surtout qu'on fait maintenant, du produit précieux de ce végétal ? Nous osons à peine l'espérer. Les botanistes ne verront dans cette esquisse que l'indication d'un long travail à faire, et ils le savent aussi bien que nous; les chimistes et les médecins n'y trouveront que quelques renseignements relatifs à l'emploi de cette bourre, ce qu'ils connaissent

beaucoup mieux que nous-même; les planteurs il

aurait fallu entrer dans trop de détails, puisque le cotonnier peut être cultivé dans tous les pays intertropicaux et même au delà des tropiques, et que chaque pays a son g.enre de culture; les industriels n'y liront

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que le signalement incomplet des machines dont ils connaissent si bien le mécanisme, ils chercheront en vain l'indication d'un système, d'une invention plus avantageux et plus économiques; les commerçants enfin

les questions que comportele trafic du coton sont trop nombreuses et trop aléatoires, pour que nous essayions de donner un conseil qui, bon aujourd'hui, pourrait ne rien valoir demain.

Cet ouvrage n'est donc destiné à aucune des spécialités ci-dessus indiquées. Il s'adresse uniquement aux personne^ qui désirent avoir une idée générale de l'utilité du cotonnier; nous nous estimerons heureux si nous sommes parvenu à la leur faire connaître.

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