‹ Le cotonChapitre 188 sur 245 · TILIACÉES · texte numérisé non relu

TILIACÉES

Les Chinois appellent lo-ma et tsing-ma les deux plantes corchorm et cannabis^ qui leur fournissent des fibres textiles. Sous le nom de jttl^^^on connaît dans le commerce la filasse de plusieurs espèces de corchorus, principalement leC. capsulariSj qui croît dans les terrains bas et humides du Bengale. Cette filasse s'obtient, comme celle du chanvre et du lin, par le rouissai^e. On en fabrique, dans l'Inde, des hottes ou sacs, des cordes, etc. Il se fait un commerce considérable de cette matière entre l'Angleterre et l'Orient. Liverpool seul reçoit de l'Inde, chaque année, 40 millions de kilogrammes de jute filé et tissé par les industriels de Dundee. On reconnaît les fils de ce textile à la nuance rousse qu'ils prennent lorsque, après les avoir mouillés, on les fait sécher au soleil. Ils exhalent d'ailleurs une odeur toute particulière, due à l'huile de poisson avec laquelle on graisse généralement le jute pourrie travailler plus facilement.

D'autres espèces de corchorus fournissent également des fibres textiles : C. acelangiilumj Lam*' ; trilomla^ ris, L.; tridens, L.; anlichorus, Rausch.

La fabrication des tissus de jute dans l'Inde tend à se développer sur une large échelle. Son siège est la ville de Calcutta et ses environs, où elle est représentée par dix-sept manufactures, dont les produits trouvent d'im^

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