Chapitre VII
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portants débouchés en Egypte, à Ceylan, en Chine, et de là en France. On fabrique avec le jute une quantité considérable de sacs, et la ville d* Amiens n'emploie pas moins de sept à huit mille hommes pour la confection de ces enveloppes.
On estime en France à 25,000 le nombre de broches de filature de jute. Chaque année, on reçoit pour une valeur de dO à 12 millions de ce végétal. En 1844, le produit n'était que de 20,000 kil. ; en 1872, Hnde seule en a exporté 35,000,000; maintenant c'est, comme on l'a dit plus haut, 40,000,000, presque tous à destination de Liverpool et de Dundee (Ecosse). La concurrence étrangère pour la fabrication des toiles de jute est telle qu'elle devient presque impossible en France, à cause de la cherté de la houille et des frais de transport, plus considérables qu'ailleurs. La Chambre législative vient de relever les droits relatifs au tissage de cette fibre.
Un ingénieur anglais, M. Thompson, avait proposé de préparer le jute de telle façon, qu'il pût être filé et tissé par les machines à coton. C'était pendant la guerre de la sécession; la pacification de l'Amérique du Nord a fait à peu près oublier ce projet.
On dit qu'un filateur de Barrow-Infurness, ville industrielle d'Angleterre, a trouvé le moyen de fabriquer avec le jute un tissu qui joint l'éclat et la finesse de la soie à la souplesse et à la douceur de la laine. En outre, cette nouvelle étoffe se prêterait admirablement à la teinture en toutes nuances. Souhaitons que ces essais ne soient pas trompeurs.