‹ Le cotonChapitre 199 sur 245 · Chapitre VIL · texte numérisé non relu

Chapitre VIL

on puisse en extraire des fibres textiles, peut-être aussi de la matière à papier, ainsi qu'on le fait du daphne papyracea.

Les deux genres, lageiia et funifera, sont désignés, aux Antilles, sous le nom de bois dentelle. Le liber de ces arbrisseaux se détache en lames très minces, imitant le tulle. On pourrait le feutrer de manière à faire des vêtements, si les habitants de ces archipels étaient privés des étoffes de soie et de coton. Il s'en fait une grande consommation à la Havane, pour lier les paquets de cigares.

Il paraît qu'aux Philippines, où l'on retrouve ces plantes, on fait avec son écorce des voiles d'embarcations, des nattes, des cordes et autres objets d'utilité domestique. L'écorce du garou ou sainbois pourrait être textile, dit Bâillon, si on la débarrassait des fines soies blanches qui en occupent la surface extérieure, et qui, en l'introduisant dans la peau, y causeraient une démangeaison pénible. On utilise^ en Suisse, les tiges du garacj pour faire des chapeaux. En Grèce, on en fait des balais.

On pourrait encore ciler dans cette famille le dais madagascariensi$, Lam^^; les daphne gohlua et cannabina; le lagetla valenzuana, A. Rich; le gnidia daphnœfoUa^ L.t

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