EUPHORBIACÉES
Dans cette importante famille, on ne peut guère ciler comme textiles que le tragiaj variétés intermedia et cannabina, de l'espèce involucrata, d. c, et le tragia
cannabina^ L, t plantes très communes dans la presqa^le indienne. Avec la tige de la variété cannabim, • traitée convenablement, on est parvenu à fabriquer de beaux tissus. Nous inscrivons pour mémoire la liane brûlante, qui croît à Saint-Domingue, dont on pourrait se servir pour faire des ligatures grossières et remplacer au besoin une corde.
29 — CANNABINÉES.,
Nous ne parlerons pas du chanvre que pour signaler sa culture, en Algérie, sous le nom de kif ou iekouri, sous le rapport dé ses propriétés enivrantes.
Le Prodrome ne reconnaît qu'une espèce ëi trois variétés du genre cannabis ;\e C. gigantea est sans doute la variété 8. chinensis. Elle est connue en Cbine sous le nom de lo-ma. Nous avons cité précédemment (tiliacées), le Ising-ma, espèce de eor chorus j, et donné quelques détails sur l'emploi de cette plante, concurremment avec le lo-ma. A ce sujet, voici comment s'exprime M. Itier (Jules), inspecteur principal des douanes, délégué des ministres du commerce et des finances auprès delà mission française en Chine, en 1845. « ...*. Au « nombre de ces tissus qu'on fabrique dans le Kuaugc( ton, où ils sont connus sous le nom de cha-pou, se « trouvent ceux que les Français désignent sous le nom <i de balise de Canton, les Anglais sous celui de grass « cloth, et les Cantonnais sous celui de yun-chek-yas-hai( pou quand l'étoffe est ijnie, et pfoM-pa-yao-Aa-poa, « quand elle est blanche, mot à mot, tissus fim, écrus^