‹ Le cotonChapitre 205 sur 245 · Chapitre F · texte numérisé non relu

Chapitre F

En France, où on ne la cullive encore qu'à titre d'expérimentation, la ramie donne deux récoltes, dans la Crau d'Arles et dans les dunes de sable de la Manche, à Jersey et jusqu'en Belgique W.

On cultive comme plante textile, au Canada, le laportea canadens, genre démembré du genre urtlca.

Les indigènes de la Nouvelle-Calédonie donnent le nom de Deœ à un autre genre d'urticées, le pipturus velulimiSj dont ils font des filets ne pourrissant pas dans l'eau. Les fibres de celte plante pourraient être tissées.

J'ai rencontré à Noukahiva (Marquises), une autre espèce de ce genre; les naturels n'en tirent d'autre parti que défaire des liens avec les branches, qui sont très flexibles. On a fait une variété de cette espèce, qui croît à l'état sauvage dans les îles Paumotu. La colonie de Taïti a envoyé, à l'Exposition de 1878, des filets confectionnés avec la fibre de cette urticée.

En terminant ce qui concerne la famille des urticées, notons qu'on a proposé d'employer le china-grass, mélangé avec le coton, pour la fabrication des étoffes. Nous ne saurions dire si les résultats obtenus ont été satisfaisants sous le double rapport de la qualité du tissu .et du prix de revient.

(1) Voir, au Moniteur de 1865, deux rappports de la Chambre de commerce de Rouen et , à la suite de ces rapports , les réflexions de M. Paul Dalloz. M. Cordier a fait également un rapport sur le china grass j3 réparé par MM. Mallard et Bonneau, par un procécé que les inventeurs ont fait breveter.

400 * L^ Coton.

Page 1