CYPÉRACÉES
Les Néo-Calédoniens font, avec les tiges deVeleocharis, des manteaux dont le côté appliqué contre le corps est natté, tandis que le côté extérieur forme une espèce
(le toiture sur laquelle Peau glisse, comme sur un toit de chaume, dans nos campagnes. On voit de ces manteaux dans la plupart de nos musées ethnologiques.
Le souchet à papier est connu de toute antiquité. On s'en servait en Egypte, non seulement pour confectionner du papier appelé sacré, hiératique, lénéotique ou emporétique, mais encore pour fabriquer des nattes, des voiles, des vêtements et pour couvrir les maisons. Les feuilles servaient à faire un papier plus grossier 0). A Madagascar, on emploie une autre espèce de cyperus pour faire des filets, des cordages et des voiles. Dans rinde, on fait des chapeaux communs avec les tiges du fimbristylis et du killingia.
Une espèce de papier de Chine se fait dans ce pays, et même en Europe, avec des tiges de cyperus. J'ai recueilli, sur la côte occidentale d'Afrique et à Noukahiva, de belles espèces de ce genre, qui pourraient sans nul doute servir à cet usage. ^
Les Havaïens emploient les longues hampes d'un scirpus à confectionner de belles nattes (H. Jouan).
Au Japon, oh cultive le jonc dans la province de Bingo, île de Kiousou, pour faire les ^osa ou nattes tissées qui recouvrent les planchers des appartements. La chaîne de ces nattes est faite avec le corchorus capsularis, tiliacée dont il a été fait mention. Ce sont les
(i) Voir une dissertation sur le papier du Nil, par M. le comte de Caylus, membre de l'Académie des Inscriptions.
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belles nattes. Les autres se font avec des joncs de qualité secondaire, qui portent au Japon le nom de foutoï, nebiki, mitsoukado et soiigny,