PALMIERS
Il y a dix-huit siècles, Pline, le naturaliste, en parlant des palmiers, disait qu'ils peuvent suffire aux pauvres, pour manger, boire, se vêtir et se loger, ce qui est parfaitement exact. Plusieurs genres et espèces de celte famille importante donnent des fibres que l'industrie emploie avec avantage; celles de Yarenga et du caryota sont désignées sous le nom de crin végétal. Dans l'Inde orientale, on désigne, sous le nom de fciwool^ la fibre du caryota; à Ceylan, on en distingue trois espèces, appelées, dans ce pays, kictuh et, par corruption, kitlool. A la fin de 1858-1859, on a fait, en Angleterre, une importation assez considérable de la fibre, qui fait des cordages assez forts pour garrotter les éléphants sauvages; c'est la corde, dite à boyau (gut), du marché anglais.
Les habitants des Moluques font, avec la bourre épaisse dont est enveloppée la base de la feuille de Varenga^ des cordes d'embarcations, estimées pour leur ténacité; à Amboine, on en confectionne des câbles assez gros, pour le service du gouvernement. <!^ Ce a crin végétal se file aisément, dit M. Lesson 0), a et souvent nous avons vu les habitants occupés à cette « préparation, en se servant d'une roue, à la manière (( de nos cordiers. »
(1) Voyage autour du monde, sur la corvette la Coquille.
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