‹ Le cotonChapitre 233 sur 245 · Chapitre VII · texte numérisé non relu

Chapitre VII

900,000 kilogrammes, et la Nouvelle-Calédoûie peut facilement en fournir 100 tonneaux par an W. Avec cette bourre, on fait encore de, grosses cordes, appelées caire, ou bastin, et des toiles grossières; le fil de caire est en très^ grand usage dans les îles britanniques (2). En France, on en fabrique des tapis.

Les pellicules de la feuille naissante du cocotier, que les Taïtiens appellent rêva rêva , leur servent à confectionner des panaches, lorsqu'ils font leur toilette, pour se rendre à une fête, upa upa.A la Réunfon, on fait des tamis avec le réseau fibreux , qui enveloppe le pétiole des feuilles, et les Indiens écrivent sur les feuilles, comme sur du parchemin, au moyen d'un stylet.

D'après Lécluse, les pauvres femmes, dans les colonies portugaises, ne portaient que des ceintures de bourre de coco; ce produit fait l'objet d'un grand commerce en Australie et dans la Nouvelle-Calédonie. Ce serait une source de richesses pour les habitants des Marquises, où le cocotier est aussi abondant que dans les îles Pomotou et de la Société.

Vaouata^ de la Guyane, fournit, comme le latanier, une paille susceptible d'être tressée; on en fait aussi du papier.

(1) Faurebiguet, Géographie de la Nouvelle-Calédonie,,

(2) Note statistique et descriptive servant d'introduction aux diverses classes des exposants britanniques, en 1878. Voir aussi Voyage autour du monde, sur la corvette la Coquille, par R.-F. Lesson, 1. 1", p. 488.

Le palmier nain, ou palmier éventail, qui croît dans le nord de l'Afrique et jusqu'en Provence, donne une fibre très tenace, employée de plusieurs façons dans l'industrie; son produit est très avantageux, en Algérie.

La plupart des cordages dont se servent les petits bateaifx japonais, sont faits avec le chiro. Avec ces mêmes fibres, on fait les filets de pêche, des cordes, etc., etc. •

A l'époque de la crise cotonnière, en 1861 , on voulut trouver dans les plantes marines un succédané de celle qui faisait défaut; et un certain Anglais, M. Harben, annonça dans les journaux qu'il avait découvert ce précieux substitut, qu'il présenta sous le nom de zoleria marina. Ce produit fut examiné par une réunion de fabricants et de commerçants, à Manchester, et ne tarda pas à être apprécié à §a juste valeur, c'est-à-dire celle de faire des sommiers et des emballages. La zostère, qui sert d'engrais sur nos côtes, ne put se substituer à la bourre du cotonnier.

La Guyane anglaise a présenté, à l'Exposition de 1878, une substance fibreuse, désignée sous le nom de tibisiri; elle est extraite, dit le catalogue spécial à ce pays, de la partie inférieure du palmier yalai (cocos yaiai, Mart.), et sert aux Indiens Guaranis à faire des hamacs, etc. Cette fibre dure longtemps, dans des conditions de sécheresse convenable, et l'on peut s'en procurer, chaque année, une grande quantité.

Le palmier chiqtiichique donne aux habitants du Brésil, sur les bords de l'Ynicida , une fibre qu'ils ap-

Page 1