Chapitre f. il
48 G. Punctatum, Schum et Thonn.
49 G. Lapideum, Tussac.
50 G. Croceum, Ham., qui serait le G. Religiosum, L.
51 G. Glandulosum, Roxb.
52 G. Tomentosum, Seem.
53 G. Drynarioïdes, Seem.
54 G. Barbatum, cité par Balsamo.
55 G. Perennans, sans nom d^auteur, haute Egypte
(herb. mus. par.),
56 G. Australe,- f. Mûll.
57 G. Senarense, Fenzl.
Ajoutons à ces espèces celle que l'on désigne en Egypte sous le nom de « Bamia ^ ou «jBamiéh, » que les Arabes regardent comme l'hybride d'un gossypiim , et d'un arbuste appelé- dans ce pays Bamio ou Bamieh (an hibiscus esculenius?), ou ainsi appelée, à cause de sa ressemblance à un cotonnier (0.
Ce nombre d'espèces, réduit d'une part, lorsqu'on les aura mieux étudiées et comparées entre elles, et augmenté peut-être de quelques espèces ooéaniennes non encore bien déterminées, formera à peu près Tinventaire du genre.
Il est évident que beaucoup d'entre elles sont identiques, mais, comme le dit J.-D. Hooker dans son Flora ofBHlish India, 1872, leur synonymie est extrêmement compliquée et a bravé les efforts de beaucoup d'auteurs.
(1) Voir page 104.
48 Le Colon.
« Their synonimy is entremely complicated, and has baffled the attempls of many authors. »
Cette assertion vient à l'appui d'une lettre que M. de Candolle nous a fait l'honneur de nous écrire à ce sujet, et dans laquelle le savant botaniste de Genève disait : ft Le genre gossypium est un des plus confus et des plus « difficiles à étudier qu'on puisse imaginer. Il faudrait le « travail d'un bon botaniste pendant plusieurs années, x
Dans les nombreux cartons des plantes non déterminées qui existent à Paris, au Muséum d'histoire naturelle, il est bien possible qu'il se trouve quelque nouvelle espèce ou variété non encore décrite. Le genre gossypium aurait besoin d'être refondu complètement, et les espèces naturelles qui le composent bien déterminées. Plus ce travail sera reculé, plus il offrira de difficultés, parce que chaque année les planteurs essaient de nouveaux croisements d'espèces, et bientôt il ne «^a plus possible de reconnaître les espèces types, si déjà la chose n'est pas praticable.
^ Bâillon, dans son Histoire des Plantes, décît^it très clairement la formation de la fibre soyeuse sur l'enve* loppedes semences du cotonnier.
ïx coton est produit, dit cet auteur, par certaines cellules du tégument séminal de plusieurs gossypium. Dans le G. herhaceum, on voit, à l'époque de la floraison, ce tégument, lisse jusque-là, présenter ça et là de petites saillies qui sont dues au développement, dans leur seule surface libre, de quelques-unes de ses cellules. Peu à peu, ces petites proéminences coniques,
ChapUre L 40
dont le nombre augmente, s'allongent en cylindro-cônes, puis en longs tubes à parois fort amincies et à cavité toujours unique, dans laquelle il n'y a plus définitivement qu'un contenu gazeux, entouré d'une membrane bientôt desséchée ef affaissée. Ces longs poils se détachent alors plus ou moins facilement de la surface des graines
Ce caractère sert en première ligne à distinguer entre elles les principales espèces qui donnent des produits utiles. Le coton s'enlève facilement de la surface des graines et les laisse nues dans les Goss, harhaimse, L, et G. vUifolium, iMm^ peruviaminij D. punclatum, Schum et Thonn, tandis que dans le G. anomalvm, Wawr et Peyr,. G. senarense^ Feuzl.^ la seule espèce qui probablement existe à l'état sauvage en Afrique, les filaments ne se séparent que difficilement et laissent sur la graine, après leur ablation, un duvet court, mais souvent épais et comme feutré. Il en est de môme dans le G. herbaceum et G. arborcum.
Le nombre des espèces utiles admises dans le genre gossypium, varie beaucoup suivant les auteurs. Çenlham et .1. Hooker en admettent 2 ; Parlatore, 7 ; Todaro, 34, plus 9 espèces incertaines. M. Maslers ne conserve ijue les espèces au sujet desquelles les botanistes ne diffèrent que peu d'opinion, G, arboreum, herbaceum, anomahwi et barbadense (pour l'Afrique tropicale) (^).
(1) Extrait de Bâillon, Histoire des Plantes, IV vol., p. 117.
50 f.e Coton.
Dans son voyage à l'ouest du haut Nil, M. Panagioles- Polagos dit avoir remarqué un cotonnier gigantesque (roûïïij en arabe), d'une hauteur étonnante, et dont le développement des branches égale la force et l'élévation. Les Niams-Niams le vénèrent comme la demeure de la divinité ; il est entouré d'un véritable culte, et les arbres qui l'entourent sont ornés d'épis de sorgho nouvellement cueillis.
Le même voyageur signale, dans la région située entre lOuallé et le Bomo, un cotonnier dont le tronc porte des branches (quid?)^ et dans la région du Roua, un cotonnier dont le tronc est épineux.
Ces cotonniers sont-ils véritablement des gossypium ? Le cotonnier à tronc épineux ne serait-il pas plutôt un bombax ?
Le cotonnier est susceptible d'hybridation artificielle. M. Balsamo en a fait l'essai, il y a quelques années, dans la province d'Otrante, sud de l'Italie. Il a cherché à croiser le G. hirsuliim, qui vient facilement dans ce pays, avec le G. barbadensCj dont les soies sont plus longues et ont plus de souplesse, de finesse et de brillant.
(L II m'est venu à la pensée, dit-il, de marier les deux « types à longue et à courte soie, dans l'espoir d'obtenir « une variété de coton qui réunisse la précocité et la « rusticité du Louisiane ou Siamois, à la longueur, à la (( finesse et au reflet soyeux du Sea-Island. Les six « hybrides que j'ai présentés à l'Académie, pris parmi (.( beaucoup d'autres que j'ai obtenus, sont^ des croise-