‹ Le cotonChapitre 25 sur 245 · Chapitre L · texte numérisé non relu

Chapitre L

ft ments du G. hirsutum^ variété de Siam blanc amé- « lioré et variété à coton roux ou nankin, et du G. bar- « badense. J'ai, choisi à dessein ce nankin, parce que, « comme il est roussâtre, par les' différentes nuances « des teintes de coton hybride, on peut mieux juger de « la prédominance du type roux ou du type blanc des

« parents

« La position oblique et la direction presque rayon- € nante des étamines rendent difficile une fécondation <i artificielle., à cause de la difficulté qu'on éprouve à « les couper toutes jusqu'au fond xlu calice, et de les « retirer, sans qu'il tombe un peu de poussière sémia nale sur les stigmates; néanmoins, j'ai réussi à éviter « le contact des anthères avec ceux-ci, et j'ai transporté <( le pollen sur le pistil des fleurs, auxquelles j'avais « enlevé toutes les étamines. J'ai pris la précaution de « cultiver, dans des points éloignés, les espèces des- « linées à être fécondées entre elles, et d'attendre le « moment de la sortie du pollen, qui a lieu ordinaire- «-ment vers midi, lorsque la fleur s'entr'ouvre. Ce sont ft donc les heures les plus chaudes du jour qui sont « celles de la déhiscence des étamines. Pendant et «: après la fécondation, les pétales se referment, les éta- « mines prennent unô position plus verticale, et le pistil « abaisse ses stigmates vers les étamines qui sont au- « dessous. La corolle vire du jaune au rouge rose, et le « lendemain elle tombe flétrie. Si, par hasard, il vient à « pleuvoir le jour de la floraison du cotonnier, l'eau « qui séjourne dans la fleur altère et noircit le pollen.

« Alors, la fécondation naturelle elle-même peut" « manquer, et la fleur flétrie ne tombe pas ou tombe a très tard.

« Les vents forts, emportant la plus grande partie du « pollen, peuvent aussi être la cause que la fécondation a naturelle soit Imparfaite; dans ce cas, la capsule reste « rudimentaire, se flétrit et tombe au bout de quelques a jours. i>

Études microscopiques. — Propriétés morphologiques. — Matière coloraute. — Emploi du Coton. — Ouate. — Charpie. — Linge.

— Racine. —Feuilles, bourgeons, fleurs et graines du cotonnier.

— Gossypine. — Analyse chimique. — Fulmi-coton. — Celluloïd. — Acoustique. — GoUodion. — Flax cotton. — Fibrilia. --

Serviette magique. — M. Pelouze.

La science, comme l'industrie, a porté ses investigations sur la bourre soyeuse qui enveloppe la graine du cotonnier. L'étude qu'elle a fait de ces filaments, de leur nature et de leur organisation, n'a pas été stérile.

Il faut d'abord faire connaître l^s caractères physiques et chimiques du colon. Pour cela, nous ne pouvons mieux faire que de reproduire les termes mêmes dont se sert M. Girardin, dans sa Chimie élémentaire.

Il a pris pour élude le coton de Sea-Island , ou Géorgie longue soie, celui de toutes les espèces connues, qui est le plus beau et le plus recherché, et il s'exprime * ainsi :

a Dans le colon, tel qu'il existe dans la capsule, avant

Page 1