‹ Le cotonChapitre 28 sur 245 · Chapitre L · texte numérisé non relu

Chapitre L

la manipulation dans le Caurs de Chimie de Givdirdm^ p.'90,iv^ partie.

Voici seulement le résultat des recherches de. M. Véfillard, en ce qui concerne la plante qui nous occupe :

i® Avec tm microscope grossissant cent vingt fois l'objet^ on verra les fibres toujours isolées, tortillées sur elles-mêmes, en rubans à bords longitudinaux, roulés, plissés au milieu; extrémités larges, canaf central; colorables en bleu par Tiode et l'acide sulfurique.

2® Coupes transversales, toujours isolées, arrondies en forme de rognons, colorables en bleu, avec des taches jaunes à l'intérieur et à l'extérieur.

Le fll de coton, trempé successivement dans deux liqueurs, l'une d'iodure de potassium ioduré, l'autre d'acide sulfurique, mélangées de glycérine, doit donner, après avoir subi la préparation indiquée par l'auteur, une couleur gris bleu. Le lin prend une teinte bleue, plus ou moins mélangée de jaune; le chanvre, une teinte verte, plus ou moins mêlée de gris; le jute et le phormium, la couleur jaune; le china-grass, la couleur grise.

Pour reconnaître si un tissu de laine ne contient pas de coton, il faut traiter l'étoffe par une lessive de potasse à i^"» Baume; à Pébullition, la laine se dissout et le colon reste (i).

(1) Dans le Technologiste, tome XX VIII , page 483, on indique même un procédé poui- distinguer, dans les étoffes de laine qui renferment du coton, le nombre et la position des fils de cette dernière matière. Consulter aussi DoiTault, Répertoire général de Pharmacie, 1238.

La forme de la fibre da coton a été déterminée par Heilmann; un tableau, dressé par ce savant^ fait Voir que la finesse de cette fibre peut varier du simple au double, depuis 1/80 de ligne, pour le coton de Surate, jusqu'au i/60 de ligne, pour le Géorgie longue soie.

Il a été imaginé un dynamomètre fort délicat et très ingénieux, désigné sous le nom d'appareil phorodyna^ mique, pour déterminer la résistance, l'élasticité ei la torsion des fils de coton.

Le diamètre aplati des poils de coton vai*ie de 1/55 à 1/85 de millimètre.

D'après Grassi, la densité du coton est de* 0,919; celle du lin est de 0,792.

Un savant micrographe, M. J. Wiesner, de Vienne (Aulriche), a publié, ddiûsle Mikroskopisehenndersuchuh" gen , p. 9 , une étude complète sur les propriétés morphologiques et chimiques, non seulement du coton du commerce, mais encore des autres espèces botaniques. Il divise ce travail en trois parties :

i« Forme et grosseur des brins de coton;

2» Formation de la cuticule et manière dont les diverses sortes se comportent vis-à-vis de la liqueur ammoniacale;

30 Matière colorante des brins de coton.

L'examen, au microscope, a fait reconnaître à ce savant, ce qu'on avait déjà constaté, c'est que la fibre du colon, quelle que soit sa longueur, ne constitue qu'une cellule à parois doubles, et que la forme conique, allongée, n'est pas celle qu'on pensait qu'affec-

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