Chapitre I
lionnait chaque filameat. Il a fait des sections sur différentes espèces : G. canglomeratum, 6. flavidum, G. arboreum, G. acuminatum^ G. herbaeeum, et a constaté que la base de chaque filament, dans ces diverses espèces, éprouve une diminution sensible sur le plus grand diamètre constaté.
M. Wiesner a remarqué, de plus, que dans quelques espèces, la pointe du brin n'est pas conique; ainsi, dans le 6. canglomeratum, elle affecte une forme aplatie, presque en spatule; dans le G. barhadensCy c'est une espèce de massue; dans le 6. arboreum, le bout est tout à coup amaigri
On a étudié à fond la longueur et la largeur des fibres des diverses sortes de coton. Cette longueur varie sur la même graine. Les longs brins se trouvant à l'extrémité la plus élargie.
Quant à la force, H. Ch. O'Neill, à Manchester, a montré une fibre montée de coton de la Nouvelle- Orléans, rompue en augmentant successivement le poids suspendu à une de ses extrémités. Cette fibre avait soutenu un poids de 10 gr. 497 , pendant quelques minutes; et, comme il y a 220 de ces fibres dans un milligramme, il s'en suit que chaque fibre pèse 0«iiugr. 00000455. Les fibres les plus résistantes peuvent soutenir plus de^eux millions de fois leur poids W.
(1) Technologiste, 1863, page 550. Dans le même recueil, année 1865 page 98, on peut voir la résistance que donne à l'extension le coton soumis à diverses opérations chimiques, blanchiment, coton mordancé mercerisé, fulmi-coton
La fibre de colon Se(u-Islandr a été analysée en Angleterre, en 4825. Sur cent parties de cendres du ïnôme poids, on a trouvé les résultats suivants :
Matières solubles dans Peau :
Carbonate dépotasse. . . 44,8
Muriate de potasse. ... 9,9
Sulfate de potasse . . . , 9,3
Matières non solubles dans Peau :
Phosphate de chaux ... 9,0 Carbonate de chaux . . . 10,6 Phosphate de magnésie. . 8,4
Peroxyde de fer 3,0
Traces et déchet 5,0
De nouvelle^ recherches paraissent démontrer que les observations microscopiques de Thomson et de Bauer sont erronées W.
Outre les longs filaments, la gi'aine de cotonnier est enveloppée de filaments déliés de 0n»/m,5 à 3 "/m, que Wiesner appelle bourre de fond (grundwoU), et qui sont plus longs vers la petite extrémité de la graine que vers Taulre.
D'après ses propres observations, le même savant
(1) Cependant de Candolle (Géographie botanique, !!• vol., p. 372), ajoutait la plus grande confiance aux expériences de Bauer.