‹ Le cotonChapitre 39 sur 245 · Chapitre IL · texte numérisé non relu

Chapitre IL

l'arbuste s'emporte, c'est-à-dire développe une végétation très abondante, mais aux dépens de la production des fleurs, et, par suite, des graines.

n paraît que le guano, la colombine ne doivent pas être admis comme engrais dans la culture du cotonnier. Nous croyons cependant qu'un mélange de ces agents éminemment fertilisateurs, avec d'autres engrais moins chauds, ne pourrait être qu'utilement employé.

Dans quelques localités, on sème le cotonnier tous les ans, et ce système, qui exige plus de soin que le suivant, parait être aussi le plus avantageux, les jeunes cotonniers donnant une récolte plus abondante. Dans d'autres localités, on se contente de couper les branches, et de la racine il en pousse de nouvelles. Chaque pays a ses habitudes, et il ne nous appartient pas de trancher la question. L'usage, qui n'est que le résultat d'essais antérieurs, est un souverain maître en pareille matière; les innovations peuvent quelquefois réussir, et il ne faut pas blâmer ceux qui cherchent à faire mieux que leurs devanciers; mais, pour substituer de nouvelles méthodes aux anciennes, il est indispensable de constater qu'elles ont une supériorité bien marquée.

Nous, ne nous, étendrons pas davantage sur cette question, non plus que sur le choix de la graine, sur le mode de séchage et d'emballage. Chaque pays, avonsnous dit, a ses habitudes, agit suivant les ressources dont il dispose, selon que le climat est plus ou moins chaud, plus ou moins humide. Il existe une foule de considérations qui rendent préférable, dans une localité.

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une manière d'opérer, mauvaise dans une autre. Avant de blâmer Tune ou l'autre de ces mélhodes, il faut sa-voir à quoi s'en tenir sur les motifs qui les font employer.

En donnant l'histoire géographique du cotonnier, nous parlerons sommairement de la culture de cette plante, dans chacune des localités dont il sera fait mention.

Différents traités, à ce sujet, ont été écrits par des agronomes consciencieux, qui ne donnent que le résultat de leurs essais. Nous -n'en ferons pas i'énumération; chaque pays producteur a, pour ainsi dire, son ouvrage spécial. Mentionnons seulement, pour nos colonies, le Mémoire sur la culture du Coton, par M* Grelet- Balguerie, et les travaux, sur le môme sujet, du directeur de . l'exposition permanente des colonies à Paris (1).

Toutes les espèces de cotonniers que nous avons indiquées précédemment ne donnent pas une fibre susceptible d'être employée avec avantage dans l'industrie; celles que l'on cultive dans ce but se réduisent à un petit nombre d'espèces primitives, qui ont été-tellement modifiées par la culture, qu'il est presque impossible à la science botanique de reconnaître leur origine. L'industriel les classe en deux grandes catégories, cotons à longue soie, cotons à courte soie, avec leurs divisions

(1) Revue maritime et coloniale, 1858; même recueil, 1866.

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