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Espèces cultivées en Europe : France, Espagne, Italie, Malte, Grèce, Macédoine, Crète.

En Europe, ce n'est que dans la partie méridionale qu'il faut le chercher , et encore n'y trouve-t-on à peu près que Vherbaceum; les autres espèces ne s'accomoderaient pas de la basse température que peut supporter la première. La culture de cette plante y est naturellement secondaire, car il suffit d'un été trop humide, d'un automne trop froid pour rendre la floraison tardive et empêcher la graine de mûrir.

En 1430, les Génois faisaient avec la France le commerce de cotons filés, écrus ou teints, tirés du Levant, parla voie de Smyrne et d'autres ports de l'Asie-Mineure; on essaya alors d'acclimater l'arbuste. Quiqueran , dans

son ouvrage intitulé De laudibus provinciœ, dit que le cotonnier était cultivé en Provence en 1539. Le Journal Économique de 1765 relate le fait d'un particulier de Marseille, qui avait semé des graines de cotonnier des Antilles. Les graines avaient levé et les jeunes plantes avaient assez résisjté à l'hiver pour devenir des arbrisseaux ; mais, si les fleurs s'étaient épanouies, les graines n'avaient pas mûri, et la bourre dont elles s'entourent, et qui est précisément ce que l'on recherche, n'avait pas eu le temps de se développer avant le retour de l'hiver.

Aux environs d'Arles, M. Mourgues essaya la culture du cotonnier, en 1790, mais il échoua dans son entreprise ; il avait trop d'éléments à combattre.

Pendant les guerres du premier Empire , les relations entre la France et les pays producteurs du colon étaient devenues presque nulles. Cette matière avait atteint un prix très élevé. Napoléon voulut faire pour le cotonnier ce qu'il avait fait pour la canne à sucre, c'est-àdire nous affranchir du tribut payé à l'étranger. Un savant agronome, Lasteyrie, entrant dans ses vues, publia un livre dans lequel il tenta de prouver qu'au XV® siècle le cotonnier était cultivé , à cause de son utilité, dans le midi de la France et aux îles d'Hyères.

L'empereur Napoléon I^^ encouragea par de fortes primes les essais des agronomes; il était alloué 1 fr. par chaque kilogramme de coton récolté en France, nettoyé et prêt à être filé. M. Dupuy, de Dax, en 1806; M. Perrot,

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