Chapitre UL
Kond, effilé aux deux extrémités, renflé au milieu, autour duquel, s'enroule le fil provenant de. la quenouille, après ayoir été tordu. La quenouille, qui sert principalement pour le lin et le chanvre, est une simple tige de bois sur laquelle on attache le textile, et dont on l'extrait ensuite au fur et à mesure que les doigts rétirent et le tordent. Ce simple outil n'est même pas nécessaire pour la laine et le coton; il suffit de disposer ces matières en une èorte de cylindre allongé que l'on tient entre les doigts et qu'on laisse glisser plus ou . moins, suivant le degré de finesse qu'on veut obtenir.
Dame Afachnéla filandière, Dans son métier très subtile ouvrière, Mais vaine aussi de son talent, Se construisait un petit logement.
(Chabanon).
La mythologie nous représente Hercule filant aux pieds d'Omphale, reine de Lydie; Pline le Naturaliste dit (1), d'après Varron, a qu'on voyait, du temps de ce « dernier, dans le temple de Saucus (Hercule), la laine « qui s'était conservée à la quenouille et au fuseau de (( Tanaquil, autrement nommée Caia-Cœcilia, et que la « toge royale ondée dont Servius-Tullius a fait usage, et « qui se trouve dans le temple de la Fortune, a été faite « par cette princesse; que de là est venue la coutume (( de porter, à la suite des jeunes filles qui se marient ,
(1) Liv. VIIl, chap. lxxiv.
(( une quenouille garnie d'un fuseau chargé, colué <v compta et fusus cura staminé. » ,
L'empereur Auguste ne portait poiiit d'autres vêtements que ceux qu'avaient filés sa femme , sa fille et sa mère, et le plus bel éloge qu'on pût donner à une ma^ trône romaine, c'était celui de rester chez elle à filer : domum mansit, lanam fecit.
FH.KUSE ANTIQUE.
Au temps de la chevalerie, filer était l'occupation des