‹ Le coton son régime, ses problémes, son influence en EuropeChapitre 27 sur 193 · MULHOUSE. - INSTRUCTION PRIMAIRE · texte numérisé non relu

MULHOUSE. - INSTRUCTION PRIMAIRE

1855, était de 342 sur 1,000 ; elle est réduite, en 1859, à 331 p. 1,000. Pendant ce temps une autre catégorie d'accusés inscrits sous la rubrique de Occupés des travaux des champs, journaliers, manœuvres, s élevait de 357 p. 1,000 à 380. Il y a donc eu .d'un côté diminution d'accusés pour les ouvriers de fabriques qu'un travail chaque jour accru appelle en plus grand nombre, et augmentation d'accusés pour les ouvriers des campagnes, dont les rangs, au su de tout le monde , s'éclaircissent par les levées extraordinaires, l'attrait des salaires urbains et l'emploi des machines. N'est-ce pas là un démenti donné aux préventions dominantes et un témoignage que l'industrie, en procurant plus d'aisance dans un travail plus suivi , combat les mauvais instincts avec la meilleure des armes, l'intérêt de ceux qu'elle emploie?

L'état de l'instruction primaire dans nos départements du Rhin est la garantie que cet amendement, en ce qui les concerne, ne sera pas troublé dans sa marche. De grands efforts ont était faits, de bons résultats ont été obtenus, n y a trente ans Mulhouse n'avait qu'une école communale, avec très-peu d'élèves. Un obstacle existait dans la composition d'une ville moitié catholique, moitié protestante, où les conditions sont aussi tranchées que les cultes. Pour le surmonter, il a fallu apporter de la tolérance et de la bonne foi dans une œuvre d'utilité commune. Des écoles mixtes ont été instituées, dans lesquelles prévaut un enseignement uniforme d'où est exclue l'instruction religieuse, qui se donne à part. Gouvernés avec sagesse, ces établissements sont aujourd'hui très-suivis ; en vue des ouvriers, on y a joint des écoles du soir ; d'autres écoles privées, les unes dirigées par des frères et des sœurs, les autres annexées aux manufactures,

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