‹ Le coup d'aile; pièce en trois actesChapitre 4 sur 35 · SCÈNE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIERE

CLOTILDE, JEANNE. Il c^t six heures du matin. Clotilde et Jeanne, en peignoir, suivent les péripéties d'un combat qui se livre le long de la plage. Au dehors, on entend une vive fusillade, certains coups très rapprochés, d'autres lointains. Le bruit d'une furieuse canonnade, venant de la mer, domine, par moments, tous les autres bruits.

JEANNE, au vitrage du fond, appelant sa mère, qui, à Vautre bout du vitrage, regarde dans une direction opposée.

Maman!... Maman!... Viens vite!... Voici

du nouveau !...

LE COUP D AII.E

CLOTiLDEj après avoir lorgné de nouveau. Je ne vois rien.

JEANNE

Est-ce possible!... Suis avec ta lorgnette, tout le long de la haie...

GLOTiLDE, après une nouvelle inspection.

Je les tiens !... En as-tu, des yeux !... Je me figurais que ce coin-là était occupé par les Français.

JEANNE, d'un ton de charitable supériorité.

Maman, tu me fais pitié!... Tu n'as pas du tout l'instinct de la stratégie!... Tu ne vois donc pas que le parc de madame Rochet fourmille de manchons blancs?... Des Anglais partout !... (La cano7inade en mer devient effroyable. — Entrent Mathilde et sa fille Aynélie.)

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