‹ Le coup de chaleur: L'insolation et la mort par la chaleur: Différence des accidents et de la pathogénie de la mortChapitre 15 sur 21 · SON · texte numérisé non relu

SON

Mort par la chaleur.

Quand on place un animal dans une étuve dont la température est plus élevée que la sienne propre, on voit survenir une série de phénomènes pathologiques, toujours les mêmes, et toujours dans le même ordre.

D'abord, accélération de la respiration. « Alors que les animaux sont introduits dans l’étuve, le premier symptôme qu'ils présentent, est une accélération manifeste de la respiration. » MAGENDIE (1)

« La respiration des animaux en expérience atteint et dépasse souvent 160 par minutes » VALLIN (2).

« On compte au début de l'expérience jusqu’à 200 mouvements respiratoires par minute » OBERNIER (3).

« Les animaux ont d’abord une exagération de la circulation et de la respiration. » LORaAIN.

(4) Leçons faites au Collège de France sur la chal. an. (Un. médic., 1850, p. 183).

(2) Vallin, Rech. exp. sur l’ins. et les acc, prod. par la ch. (Arch. gén. de méd., févr. 10, p. 429).

(3) Obernier (Bonn. 1867).

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« Un des phénomènes qui:frappe le plus lorsqu'on observe un animal dont on élève la température, c’est l'accélération extrême de la respiration qui se montre à un certain moment, à tel point qu'il serait matériellement impossible de compter directement les mouvements respiratoires, si n'était la possibilité de les enregistrer. » JOLYET (1).

Au bout d'un certain temps, ces mouvements respiratoires se ralentissent, tombent à 80, 60, 30, 15 par minute. À ce moment arrivent des convulsions, un état comateux très accentué; la respiration devient stertoreuse, et l’animal meurt.

La température (2) de l'animal subit aussi des modifications importantes : « Au début de l'expérience, c’est-à-dire quand la température ambiante s'élève lentement, la température de l’animal s’abaisse en moyenne de 0°,4. Ce refroidissement momentané est facile à expliquer : sous l'influence de la chaleur, les vaisseaux de la périphérie se dilatent, et le sang arrivant en plus grande abondance, se refroidit plus rapidement. Quand on élève la température à 30 ou 35)° la température de l'animal augmente, parce qu’il abandonne moins de chaleur à l'air ambiant, et non parce qu'il produit une quantité plus considérable de chaleur. Les animaux succombent quand leur température s'élève à 44 ou 45°.

(1) Des causes de la mort par la chaleur. (Jolyet et Lagrolet, Gaz. des sc. med., mars 4882).

(2) Obernier,. loc sit.

Les altérations anatomiques constantes sont : du côté des poumons l’hyperhémie, ecchymoses sous-pleurales, engouements hypostatiques, état fœtal, hémorragies interstitielles, congestion très prononcée des veines et des tissus des enveloppes cérébrales.

Le cœur est gorgé de sang et très dur; le diaphragme est également très contracté : dans certains cas on ne trouve pas de signes de congestion pulmonaire. M. Vallin en explique lui-même la cause : « la rigidité envahit parfois brusquement le ventricule droit aussi bien que le ventricule gauche. Le poumon, dès lors, ne supporte plus l'effort de la tension veineuse; en revenant sur lui-même, il expulse dans l'oreillette gauche une partie de son contenu, et c'est peut-être la cause de cette sécheresse à la coupe que nous avons été surpris de rencontrer assez souvent dans nos autopsies. »

Par suite du nombre exagéré des mouvements respiratoires, le sang se charge d'oxygène et en est saturé jusqu’à la mort du sujet; aussi, si l'on fait l'autopsie au moment qui suit immédiatement la mort, on trouve dans tout le système circulatoire le sang rouge, rutilant, spumeux, absolument semblable à du sang artériel; si, au contraire, on attent un certain temps, l'oxygène est employé ‘à des combustions post-mortem, et on n'en trouve plus trace dans Je sang.

La résistance à la chaleur varie beaucoup, suivant les sujets, et dépend de la température, du degré hygrométrique de l’air qui entoure l'animal.

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Delaroche ayant mis dans une étuve un oiseau el un lapin de taille moyenne, vit le premier mourir en 4 minutes et le second en 20 minutes.

La mort arrive au bout d’un temps qui, pour des animaux de même taille et de même force, est en raison directe de l'élévation de la température.

ExPÉRIENCES DE MaGenvix (Zapins).

Température.

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