CÈNE UI
JULIE, JEANNB.
jeasne. près de ta porte.
Vous m’avez sauvée, Mademoiselle, et vous avez sauvé mon enfant... merci!...
JUUE, assise à droite.
Ne tremblez pas ainsi... approchez-vous... Vous vous trouvez mieux, n’est-ce pas?...
jeanre, s'approchant.
Je suis bien.
JULIE
Tout ce dont vous aurez besoin... j’ai commandé qu’on vous ,e donnât... Comment se fait-il que vous ayez tant soullei l sans rien dire.. On se plaint... on demande.*.
JEANNE
Je me suis plainte, Mademoiselle, j’ai demandé.
» JULIE
Mais à qui donc, mon Dieu?...
JEANNE
Oh I ce n’est pas à des cœurs comme le vfitre, Mademoiselle!
JULIE
Vous avez un enfant... mais... votre mari?... vous êtes veuve peut-être?...
jeanne, ace c hésitation.
Je suis veuve.:, oui, Mademoiselle-..
jUlie , prend sa tapisserie.
Il vous reste bien quelques parents, quelques amis?...
JEANNE
Personne... Ce matin, j’attendais un peu d’argent qu’on m’avait promis, qu’on me devait... cct argent m’eut servi à gagner P Alsace avec mon (Ils. ..
JULIE
Eh bien ?...
JEANNE'
Eh bien !... la personne qui devait me donner cet argent , ce matin , jo no 1 ai pas retrouvée... j’ai compris qu’il fallait mourir.
jclie, se lève et dépose ra tapisserie.
Vous me cachez une partie de vos malheurs, vous n’avez pas confiance en moi... vous avez tort... que puis-je faire encore, parlez!
JEANNE
Rien, rien... vous avez trop fait déjà!... mais, pourquoi hésiterais-jc; rencontrerai-je jamais une bienfaitrice plus compatissante... Mademoiselle, voulez-vous me sauver toutà fait ?.. (A/lant à Julie.)
JDLU.
Que faut- il faire ?
JEANNE
Vous vous mariez, m’a-t-on dit; vous êtes riche, vous aurez besoin de quelqu’un qui vous serve... Je m'offre à vous avec toute l’ardeur de la reconnaissance ! jour et nuit, voulez- vous mon travail? mes soins?.. Je 11 e vous quitterai pas, vous n’aurez jamais le temps de former un souhait... ma vie vous appartiendra; seulement, promellez-moi que mon pauvre entant ne manquera de rien.
JULIE
J’accepte, restez avec nous... Mais je ne suis pas encore libre d'agir selon mon cœur... J’aurai demain i consulter mon mari ... A ujou rd’hui , jo dois consul t»*r mon père !... Mais il est si bon vous verrez, pouvre femme 1... espérez!...
JEANNE
Oh ! Mademoiselle, Dieu vous bénira pour tout le bien que vous me faites.
ftCÈNE IV.
LES mêmes, DIDIER, COÜHRIOL.
Didier, entrant du fond.
Par ici, monsieur Courrio), par ici !
coubriol.
Personne encore, je suis bien heureux d’arriver le premier...
dame.
JUi-it, saluant. r*.
Monsieur, soyez le bienvenu... (i nier dans le fond. A Jeanne tjui veut se retirer.) Attendez... voici mon père]...
nam.
Oui • il rentre... avec messieurs Guerneau et Lamhert.
SCF.NE V.
u» MÊMES, LESTIRQUGS, GUEBNEAp , LAMBERT.
LEsur.QiEs, à MS cous, au fond.
Les antichambres sont belles, comme vous voyez; il y a dou ble sortie et voici le salon oü Julie vous attend... {Entrée des convives.) Entrez, mes chers amis ?... Ah : nous sommes exacte, pp-.s autres provinciaux... Bonjour. Cournol.
(tïuern«ûu ri Lambert vont saluer Julie et vont s' asseoir sur le canapé de gauche ; ils causent entre eux.)
JULIE , bas à Lcsurques.
Mon père, voici cette pauvre femme de la maison. le&urqces, de même.
Ah! ah! Eh bien?. .
[Il s assied avec sa fille sur le canapé de droite.)
Pour Ja secourir sans l’humilier, je voudrais la prendre à notre service.
LFÜUlOUES.
Très-bien... Comment l'appel le-t-on?
JEANNB.
Jeanne, Monsieur. [Elle lève les yeux sur Lcsvrqws.) Ab !... LE60RQUES.
Quoi donc?
tocs.
Qu’y a-t-il?
JULIB.
Qu 'avez -vous?
JEANNE
Bien... rien, Mademoiselle !...
coubriol, à parti
C'est étrange !
JULIB.
Mais cette exclamation ?...
Jeanne, avec émotion.
Eic usez-moi, Mademoiselle... une ressemblance. M couJuuul, â part.
Une ressemblance t...