JOUR
Ah!
lesurques, surpris.
Devant votre porte... hier au soir... à quelle heure donc?...
jéaone, étonné, et à part.
Son audace m’épouvaDtc !
daubeston, écrivant.
Oui ., à quelle heure ?...
jkrome, avtc calme.
Le courrior passe toujours à huit heures.
daubemqn, écriuani toujours.
Bt vous avez vu?...
JEROME
J'étais absent quand le meurtre fut exécuté.
DAUBENTON
Mais vous aviez chez vous un valet, je crois?
LESURQUES-
Un enfant...
Jérôme, vivement.
Tu le connais?... Cet entant, les assassins l’avaient enferm» dans la cave, et lh...
coorwol, palpitons.
Là?...
JÉROME
Là, il n’a rien pu voir.
(Courriol
daubenton, à Jérôme.
On dit que vous êtes arrivé au bruit des coups
JÉftOMB.
C’est vrai.
respire.) de feu?-..
DAUBENTON
C’est lui qui vous a blessé peut-être?...
JÉROME
C’est IuL
OACCKmOV.
Alors, vous l’avez vu ?
jénov*.
Comme je vois mon fils...
lesurques, allant à Jérôme.
Vous le reconnaîtrez alors, et un crime aussi odieux ne restera pas impuni; donnez bien son signalement, mou pure., dites bien tout ce que vous savez...
JULIE
ObJ oui, grand-père t
daubenton, à Jérôme, en se levant.
C’est un devoir, M. Jérôme, et j’ai bâte de reprendre le caractère du magistrat qui interroge; je vais rentrer chez moi... voudrez-vous bien me suivre P (il passe au milieu).
le&uhqces , auant à Daubenton.
Oht cher M. Daubenton... vous avez jeté l’effroi et la tristesse dans notre petit cercle; en nous enlevant notre père, vous allez redoubler cette tristesse , cet effroi. Demeurez, je vous en supplie, mon père vous dictera sa déposition ici, aussi bien que
hezvous.
mi*.
Ab* oui, Monsieur.
daubenton . 1
Je le voudrais, ne fut-ce que pour être agréable à notre chère Julie... mais j'attends, d’un moment à l’autre, des éclaircissements, des i&nqignages, on doit venir me chercher ici-
LESURQUES
Mais on peut aussi ne pas venir... donnez-nous la préférence. 8’il survient quelque chose d’insignifiant, gardez pour vous ce salon qui vous servira de cabinet... Si l'incident avait de l'importance, eü bien, ü sera toujours temps de retourner chez vous, courriol, à part.
ITenfcir... c’est éveiller les soupçons.
LESURQUES
32» bien I cher U : Daubenton ? consentez-voua? c ' •
• JULIE, à Daubenton.
Faites-nous ce plaisir, joignez-vous à nous, M. Courriol, pour décider M. Daubenton-
cocrriol, af/ant à Daubenton.
Ab ! vous ne pouvez nous refuser cela, M- Daubenton, noirfête manquerait.
lesurques, riant.
Nous sommes innocents ; nous ne devoos pas payer pour 1. s coupables.
JÉSOKK. a pari. „ .
Suis jo insensé ! une pareille assurance est-elle <1 un IioihkIo homme, ou d’un scélérat endurci? ..
daubenion, allant a Julie.
Eh bien, qu’il soit fait comme vous desirez, je reste.
lesurques.
A la bonne heurel fais-nous dîner, Julie... place ton grand- ! père... aie bien soin do lui, et vois s’il souffre de sou épaule.
jrromx. à part.
U m’éloigne..,
JULIE
Venez, gTand-père î ...
'Jérôme et Julie passent au milieu de tout le monde, Jérome es triste et abattu. Il s sortent à gauche.) lesurques , à Daubenton qui va pour sortir.
On mot, Daubenton, Guemcau, Lambert, je suis à vous; suisles, Cournol !
courriol, à part.
Que veut-ü dire à Daubenton! (Il sort à gauche.)
scèivE IX.
Il LBSURQÜBS, DAUBENTON, GUERNEAU, LAMBERT.
lesurques, a Daubenton.
Dites donc, Daubenton, est-ce qu’il y aura beaucoup de dérangement pour mon père, dans cette vilaine affaire-la?
DAUBENTON
Non!... l’instruction feite, je tâcherai de ne plus l’appeler que pour les confrontations.
GUBRRRAO, à Lesurques
Tu ne m'avais pas dit hier que ton père habitait à Lieur* saint?...
LAMBERT
Ni à moi! ..