‹ Le courrier de Lyon drame en cinq actes et huit tableaux (volume 2)Chapitre 33 sur 84 · JOUR · texte numérisé non relu

JOUR

Ah!

lesurques, surpris.

Devant votre porte... hier au soir... à quelle heure donc?...

jéaone, étonné, et à part.

Son audace m’épouvaDtc !

daubeston, écrivant.

Oui ., à quelle heure ?...

jkrome, avtc calme.

Le courrior passe toujours à huit heures.

daubemqn, écriuani toujours.

Bt vous avez vu?...

JEROME

J'étais absent quand le meurtre fut exécuté.

DAUBENTON

Mais vous aviez chez vous un valet, je crois?

LESURQUES-

Un enfant...

Jérôme, vivement.

Tu le connais?... Cet entant, les assassins l’avaient enferm» dans la cave, et lh...

coorwol, palpitons.

Là?...

JÉROME

Là, il n’a rien pu voir.

(Courriol

daubenton, à Jérôme.

On dit que vous êtes arrivé au bruit des coups

JÉftOMB.

C’est vrai.

respire.) de feu?-..

DAUBENTON

C’est lui qui vous a blessé peut-être?...

JÉROME

C’est IuL

OACCKmOV.

Alors, vous l’avez vu ?

jénov*.

Comme je vois mon fils...

lesurques, allant à Jérôme.

Vous le reconnaîtrez alors, et un crime aussi odieux ne restera pas impuni; donnez bien son signalement, mou pure., dites bien tout ce que vous savez...

JULIE

ObJ oui, grand-père t

daubenton, à Jérôme, en se levant.

C’est un devoir, M. Jérôme, et j’ai bâte de reprendre le caractère du magistrat qui interroge; je vais rentrer chez moi... voudrez-vous bien me suivre P (il passe au milieu).

le&uhqces , auant à Daubenton.

Oht cher M. Daubenton... vous avez jeté l’effroi et la tristesse dans notre petit cercle; en nous enlevant notre père, vous allez redoubler cette tristesse , cet effroi. Demeurez, je vous en supplie, mon père vous dictera sa déposition ici, aussi bien que

hezvous.

mi*.

Ab* oui, Monsieur.

daubenton . 1

Je le voudrais, ne fut-ce que pour être agréable à notre chère Julie... mais j'attends, d’un moment à l’autre, des éclaircissements, des i&nqignages, on doit venir me chercher ici-

LESURQUES

Mais on peut aussi ne pas venir... donnez-nous la préférence. 8’il survient quelque chose d’insignifiant, gardez pour vous ce salon qui vous servira de cabinet... Si l'incident avait de l'importance, eü bien, ü sera toujours temps de retourner chez vous, courriol, à part.

ITenfcir... c’est éveiller les soupçons.

LESURQUES

32» bien I cher U : Daubenton ? consentez-voua? c ' •

• JULIE, à Daubenton.

Faites-nous ce plaisir, joignez-vous à nous, M. Courriol, pour décider M. Daubenton-

cocrriol, af/ant à Daubenton.

Ab ! vous ne pouvez nous refuser cela, M- Daubenton, noirfête manquerait.

lesurques, riant.

Nous sommes innocents ; nous ne devoos pas payer pour 1. s coupables.

JÉSOKK. a pari. „ .

Suis jo insensé ! une pareille assurance est-elle <1 un IioihkIo homme, ou d’un scélérat endurci? ..

daubenion, allant a Julie.

Eh bien, qu’il soit fait comme vous desirez, je reste.

lesurques.

A la bonne heurel fais-nous dîner, Julie... place ton grand- ! père... aie bien soin do lui, et vois s’il souffre de sou épaule.

jrromx. à part.

U m’éloigne..,

JULIE

Venez, gTand-père î ...

'Jérôme et Julie passent au milieu de tout le monde, Jérome es triste et abattu. Il s sortent à gauche.) lesurques , à Daubenton qui va pour sortir.

On mot, Daubenton, Guemcau, Lambert, je suis à vous; suisles, Cournol !

courriol, à part.

Que veut-ü dire à Daubenton! (Il sort à gauche.)

scèivE IX.

Il LBSURQÜBS, DAUBENTON, GUERNEAU, LAMBERT.

lesurques, a Daubenton.

Dites donc, Daubenton, est-ce qu’il y aura beaucoup de dérangement pour mon père, dans cette vilaine affaire-la?

DAUBENTON

Non!... l’instruction feite, je tâcherai de ne plus l’appeler que pour les confrontations.

GUBRRRAO, à Lesurques

Tu ne m'avais pas dit hier que ton père habitait à Lieur* saint?...

LAMBERT

Ni à moi! ..

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