OSER H
Voilà. Monsieur.
PAUBBXTOX.
Puis-jo compter sur toi comme tant de fois lu me l’as promis ?...
JOSEPH
Monsieur, sous la terreur, ma femme, qui était au service de Mme de Noailles, allait être condamnée par le tribunal révolutiounaire, vous l’avez sauvé-, je vous ai voué une éternelle reconnaissance, parlez, que voule^-vnus de moi P
DAUEBNTOH.
Tu vas monter chez le condamné Lesurques.
JOSEPH
Ç’cst l’heure I
DAUBEETOR.
Voici un paquet que tu déposeras sur sa table, cache-le soigneusement, que nul ne paisse le voir !..
JOSEPH
Bien, Monsieur.
DAUEBRTON.
Bi nuis, ne t’occupe pas de ce que fera le condamné, tu m'entends? le reste me regarde, va !
JOSBPI.
A l'instant même. [Il sort à gauche.)
DAUBRSTO!*, J mil.
Fn obéissant & la loi, j ai failli venter le sang d’un innocent... qui pourrait rao blâmer do ce que je fais pour sauver culte victime I...
acÈxE iv.
DAÜBBNTON, JfcROMB, jérome, entrant de droite tout effaré.
monsieur!... Monsieur!...
D AUBERT ot*.
Vous, Jérôme, vous !...
rfROMB.
Qu’ai-je apprisl... que dit-ou !... quel estee mouvement dans le palais?...
DArBERTOl».
Vous n'avez pas vu Didier ?
jéromm.
îfonl
Et votre fille Julio P
RAI Bl.STOÜ.
TÉROMB.
Là-bas, au fond de notre petit jardin solitaire, dans cette maison qui- ions nos amis ont abandonnée... nous n avions tasdo nouvelles, Didier ne rentrait pas; Julie m'a prié de venir vous trouver... en chemin... Ah!... monsieur Daubcnlon, que de inonde .que de gen» empre oo é o , marchant par groupes, se hâtant, tous suivant la même direction ! a mesure que j avançais il me semblait voir augmenter la foule... J arrivai mu 1rs quais, et à peine pouvais-je me frayer un chemin; il y avait sur tous ces visages une expression qui m'épouvantait... Cependant j'avaiirais toujours !... Enfin je traversai le pont Notre-Dame, et de là... sur la place de (Lève... J aperçue... AU !... Monsieui, Monsieur, dites moi que je n ai rien vu !..
DAUiKNroH, avec tristes»»*
Pauvre père !...
JÉROMB, a'at'n.
Est-il vrai que le pourvoi a été ,i téî
diukutw;
C’est vrai !
JÉRÔME
I) n'y a pas d'autre ressource’
DAWEXTOV.
En ce moment votre fille supplie les directeurs.
jiao.v .
Ils n’ont pas le droit de fai iv i.ica.
DAl B: K » OR.
Peu t-être accorderont-ils un is.
Jt’ROMv.
Monsieur !... vous savez q ’ ;i dresse l’échafaud, vencz«.
PAl'Ri vrox.
Du calme, je vous en prie »...
JÉROME faut!» sortie.
Si le Directoire n'a pas le droit do luire grâce , le conseil des Cinq-Cents nous reste !... f enez, venez..: (Il invite Duubcnlon à
le suivre.)
DAtBENTON.
Les députés font les fois, ils n’en surveillent pas l’exécution...
Bt parce qu’il n’y a pas do maître en France, parce que chacun vit pour soi, selon sa volonté, personne ne me dira : Pauvre père, reprends ton fils!... personne ne dira : Juges, vous vous êtes trompés; juges vous avez condamné un innocent !... parce qu’un homme ressemble à un autre homme, cesl-tà son stiul crime. Monsieur, il mourra, il mourra de la mort des lâches, des voleurs et des meurtriers I
dacerrtom, avec une émotion marquée.
Mon ami, je vous en conjure...
JÉROME
Tout le monde sait que mon fils n’est pas coupable; ceux qu’on appelait ses complices l’ont justifié par des aveux si formels, qu i! ne reste plus l’ombre d’un doute dans les esprits !.. lie n’est plus un accusé, c’est un martyr, et qu’importe que la loi n’ait pas prévu l’horrible hasard qui nous frappe; qu importe que la politique ne lais-'* plus à un roi le privilège de terrasser H> hasard!... La tôle l’un honnête homme, M. le juge, pèse autant que la plus riche couronne dans la balance éternelle de Dieu!
DAUBBRTOR.
Par grâce, calmez-vous!... Tout ce que vous dites là, mon ami, retombe sur ma tète; eh bien, écouWuaai !
jékonf.. hors de lui.
Ne ire dites pas qu’on refusera la grâce de mou (ils, c’est impossible 1 c’est impossible!