I.ES MÊMES, DlDfoil. JULIE
didibr, entre arec piwi pi lotion.
C’est vrai.
JÉROME, d Didier.
Ils ont refusé ?...
(Voyant Julie entrer, il va au-devant d'elle, elle peut à peine se soutenir; il la prend dans ses bras.)
lÉuoMS, à Julie.
Ils ont refusé !
JULIE, pleurant.
Je me suis jetée & leurs pieds, je leur ai demandé la vie de mon père, j’ai olfert la mienne en échange, je leur ai dit: vous savez qu’il est innocent... Ces hommes ne sont pas des méchants. ces hommes ont un cœur, ils se sont attendris; l’un d eux a versé des larmes, et ils m ’ont refusé l Jérôme, désespéré.
Mon Dieu !... mon Dieu !...
JULIE, hors d'elle , d Daubenton et parcourant le thédtre
Je veux voir mon père, moi... dît est-il?... Cette foule qui
î.f. mrnnîKR de ! ydn.
gronde... ers smislres apprêts. mon père est ici, n'wl-w pas. Monsieur?,, vous qui l’avez fait condamner, c'est à vous que je w demande, rendez- le moi !... rcndez-lc moi!...
daubenton , après avoir regardé partout.
Eh bien, oui. je vous je rendrai!... oui, moi qui souffre auwni que vous, moi qui ai fait le mal, je le réparerai, soyez tranquille !
Vous sauverez mon fils !...
DuiB:..vron, les prenant d part tous deux.
ii.Mjiuresuu procureur-general, i avais nu commander lesanpréts du supplice. Mais, en obéissant a mon devoir de magistrat, je me rés<Mvai d'obéir AmoncrEur.AI'liumanité àl'amilié que j’ai pour vous, pauvre père! pour vous, pauvre entant ! pour lui, ce noble martyr ! A une heure, Lesurques a trouvé sur sa table un paquet; dans ce paquet il y a une lettre qui lui annonce que I exécution doit avoir heu aujourd’hui, qu’uue chaise de poste l ati r • au coin de ta roc du Hdriay; dans ie paquet il a trouvé aussi une clef qui ouvre la jHJite de sa prison î...
Jtii.iB, à Daubenton.
Ah 1 Monsieur. . Monsieur...
jéromb, d Dauoenton.
Monsieur, vous êtes notre sauveur ! mais s’il rencontre quelqu'un dans les couloirs, un guichetier.
DAPBESTON, d Jérome.
Celui qu’il pourrait rencontrer c'est un homme qui m’est dévoué, que j’ai prévenu, qui fermera les yeux.
JUMB.
Ainsi A l'heure qu'il est, il est sauvé peut-être!...
DAUBENTON
A l’heure qu’il est, votre père n’a plus rien A craindre et trouvera dans la voiture le passeport dont il a besoin pour gagner Dieppe et s'embarquer...
DID1KB, JL'LIB, JÉtlOMB.
Oh!
DAOatfiTOi», examinant partout.
Mais silence!... cachez cette joie ! que nul ne la soupennne! tout le monde ici fait des vœux pour le salut de votre père, mais chacun a son devoir à remplir. C'eÉt à trois heures que les condamnés doivent être amenés an greffe pour accomplir les dernières formalités et recevoir les derniers adieux do leurs proches.. A trois heures, vous serez sûre qu'il est sauvé!
JÉROME
A trois heures!...
DIDIER
Dans vingt minutes I...
juub .
Oh ! mon cœur, mon cœur pourra-t-il battre ainsi jn«qu'àco moment-IA!...
DAOTKMTOV.
A trois heures, quand vous verrez les autres et que vous ne le verrez pas, lui, oh’ contenez- vous!. .
Jérome, à Daubenton.
Oui, oui, soyez tranquille, nous nous contiendrons.
JULIE
Que vous êtes bon, mon Dieu !...
JÉROME
Mon Dieu! pardonnez-nous d’avoir douté!...
( Trois quarts ronaeni.)
DIDIER
Les trois quarts de deux heures
Mais qui vient là?...
[La ij ri U* du fond s’ouvre, le geôlier, le p rdtre et le bourreau traversent et vont à gauche, les gendarmes et l'exempt restent
au fond.)
DAUBENT OS.
No vous cfTrayoz pas!... ce sont les officiers do la prison , c'est l'abbé qui e’xhortc-lcs condamnés.
joue , montrant le bourreau.
Et cet homme, mon Dieu, qui est-il?
daibextom, d Julie.
Remerciez Dieu qui lui arrache votre père, priez pour ceux qui vont lui appartenir! ( Daubenton regarde partout.)
JÉRÔME
Donne-moi ta main, Julie.
JULIE
Oui, grand-père, oui...
jérome, à Didier.
Comme le temps passe lentement... n'cst-ce pas, Didier*,. i
DIDIER
Oui, oui!...
JÉROME
Du courage, ma petite Julie.
JlILIB.
J’en ai, grand-père...
jéuome, prenant Julie dans ses bras.
Tu sais ce qu'a dit M. Daubenton, quand nous verrons 1r s rinfn s, et que noos ne le verrons pas, lui, cachons biëri noire joie, n’insultons pas Aces malheureux. jolie , à Jérome.
Oh! non... ce serait mal... non.. Trois heures no sonneront jamais!
DArBFSTON, bas.
Allons, nous touchons au terme de l’épreuve.
(Trois heures sonnent. Jérôme , Julie, Didier, se tenant groupes t regardent avidement la porte de gauche qui s'ouvre.)