‹ Le courrier de Lyon drame en cinq actes et huit tableaux (volume 2)Chapitre 79 sur 84 · I.ES MÊMES, DlDfoil. JULIE · texte numérisé non relu

I.ES MÊMES, DlDfoil. JULIE

didibr, entre arec piwi pi lotion.

C’est vrai.

JÉROME, d Didier.

Ils ont refusé ?...

(Voyant Julie entrer, il va au-devant d'elle, elle peut à peine se soutenir; il la prend dans ses bras.)

lÉuoMS, à Julie.

Ils ont refusé !

JULIE, pleurant.

Je me suis jetée & leurs pieds, je leur ai demandé la vie de mon père, j’ai olfert la mienne en échange, je leur ai dit: vous savez qu’il est innocent... Ces hommes ne sont pas des méchants. ces hommes ont un cœur, ils se sont attendris; l’un d eux a versé des larmes, et ils m ’ont refusé l Jérôme, désespéré.

Mon Dieu !... mon Dieu !...

JULIE, hors d'elle , d Daubenton et parcourant le thédtre

Je veux voir mon père, moi... dît est-il?... Cette foule qui

î.f. mrnnîKR de ! ydn.

gronde... ers smislres apprêts. mon père est ici, n'wl-w pas. Monsieur?,, vous qui l’avez fait condamner, c'est à vous que je w demande, rendez- le moi !... rcndez-lc moi!...

daubenton , après avoir regardé partout.

Eh bien, oui. je vous je rendrai!... oui, moi qui souffre auwni que vous, moi qui ai fait le mal, je le réparerai, soyez tranquille !

Vous sauverez mon fils !...

DuiB:..vron, les prenant d part tous deux.

ii.Mjiuresuu procureur-general, i avais nu commander lesanpréts du supplice. Mais, en obéissant a mon devoir de magistrat, je me rés<Mvai d'obéir AmoncrEur.AI'liumanité àl'amilié que j’ai pour vous, pauvre père! pour vous, pauvre entant ! pour lui, ce noble martyr ! A une heure, Lesurques a trouvé sur sa table un paquet; dans ce paquet il y a une lettre qui lui annonce que I exécution doit avoir heu aujourd’hui, qu’uue chaise de poste l ati r • au coin de ta roc du Hdriay; dans ie paquet il a trouvé aussi une clef qui ouvre la jHJite de sa prison î...

Jtii.iB, à Daubenton.

Ah 1 Monsieur. . Monsieur...

jéromb, d Dauoenton.

Monsieur, vous êtes notre sauveur ! mais s’il rencontre quelqu'un dans les couloirs, un guichetier.

DAPBESTON, d Jérome.

Celui qu’il pourrait rencontrer c'est un homme qui m’est dévoué, que j’ai prévenu, qui fermera les yeux.

JUMB.

Ainsi A l'heure qu'il est, il est sauvé peut-être!...

DAUBENTON

A l’heure qu’il est, votre père n’a plus rien A craindre et trouvera dans la voiture le passeport dont il a besoin pour gagner Dieppe et s'embarquer...

DID1KB, JL'LIB, JÉtlOMB.

Oh!

DAOatfiTOi», examinant partout.

Mais silence!... cachez cette joie ! que nul ne la soupennne! tout le monde ici fait des vœux pour le salut de votre père, mais chacun a son devoir à remplir. C'eÉt à trois heures que les condamnés doivent être amenés an greffe pour accomplir les dernières formalités et recevoir les derniers adieux do leurs proches.. A trois heures, vous serez sûre qu'il est sauvé!

JÉROME

A trois heures!...

DIDIER

Dans vingt minutes I...

juub .

Oh ! mon cœur, mon cœur pourra-t-il battre ainsi jn«qu'àco moment-IA!...

DAOTKMTOV.

A trois heures, quand vous verrez les autres et que vous ne le verrez pas, lui, oh’ contenez- vous!. .

Jérome, à Daubenton.

Oui, oui, soyez tranquille, nous nous contiendrons.

JULIE

Que vous êtes bon, mon Dieu !...

JÉROME

Mon Dieu! pardonnez-nous d’avoir douté!...

( Trois quarts ronaeni.)

DIDIER

Les trois quarts de deux heures

Mais qui vient là?...

[La ij ri U* du fond s’ouvre, le geôlier, le p rdtre et le bourreau traversent et vont à gauche, les gendarmes et l'exempt restent

au fond.)

DAUBENT OS.

No vous cfTrayoz pas!... ce sont les officiers do la prison , c'est l'abbé qui e’xhortc-lcs condamnés.

joue , montrant le bourreau.

Et cet homme, mon Dieu, qui est-il?

daibextom, d Julie.

Remerciez Dieu qui lui arrache votre père, priez pour ceux qui vont lui appartenir! ( Daubenton regarde partout.)

JÉRÔME

Donne-moi ta main, Julie.

JULIE

Oui, grand-père, oui...

jérome, à Didier.

Comme le temps passe lentement... n'cst-ce pas, Didier*,. i

DIDIER

Oui, oui!...

JÉROME

Du courage, ma petite Julie.

JlILIB.

J’en ai, grand-père...

jéuome, prenant Julie dans ses bras.

Tu sais ce qu'a dit M. Daubenton, quand nous verrons 1r s rinfn s, et que noos ne le verrons pas, lui, cachons biëri noire joie, n’insultons pas Aces malheureux. jolie , à Jérome.

Oh! non... ce serait mal... non.. Trois heures no sonneront jamais!

DArBFSTON, bas.

Allons, nous touchons au terme de l’épreuve.

(Trois heures sonnent. Jérôme , Julie, Didier, se tenant groupes t regardent avidement la porte de gauche qui s'ouvre.)

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