‹ Le courrier de Lyon drame en cinq actes et huit tableaux (volume 2)Chapitre 80 sur 84 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

LE» MÛMES, puis COÜRRIO'.. puis CHOPPARD, suivis de gendarmes; i h travnseht et sortent par la grille du fond. Le bourreau

reste au fond et attend Lesurques.

JUUB.

Un, deux !

JÉROME

Il n’y est pas!... (Lesurques parait; Julie pousse un grand cri.)

DACKJTTON.

Ah! il est resté!...

Jérome, s'élançant a* devant de son fis.

Malheureux! Mais sais-tu qu'ils ont refusé ta grâce?...

ISSU ROOBS.

Ma grâce !... Je ne la demandais pas : on no fait grâce miu un coupable... Et puisque la justice ne peut défaire ce qu'elle a fait, je n’ai rion A dire; je me résigne: je mourrai...

OA u b en ton, a Lesurques.

Oh ! qu'avez-vous fait, qu'aver-Voüs fait?...

LISURQl ES, rt Do u breton.

Remerciez pour moi cet ami inconnu pour son dévouement A mon malheur !... Je ne pouvais accepter de fuir! . Qui donc eût cru Anton innocence?.:. (Plu» bas.) Tenez, reprénez celle clé, dont je n'ai pu me défaire : tionvée là-haut, elle compromettrait l'inconnu qui m’a voulu sauver... Sa lettre est anéantie... soyez tranquille!

DACICTTON.

Oh ! vous me laissez dans le cœur un rémoras étemel I...

LESURQUgS.

Que parlez-vous de remords I... vous m’avez condamné selon votre cooscience.

DA TOM f .

Mais je vous ai condamné t

LRMJRQÜW.

Ce n’est pas vous, c’est la fatalité !... Mes amis, serrez-vous bien contre mon cœur ! t Julie, Didier et Jértime viennent vers ou ) Le moment approche, ne pleure pas ainsi, Julie, tu m'éti rais mon courage, et il m'en faut, vois-tu, pour quitter la vie que s'ont* amour A tous me faisait si douce !... Mais vous, mon père, toi, Didier, vous ôtes des hommes, j’ai droit de vous demander de la résignation... Que voulez- vous... je n’ai pu fuir ma destinée I...

JULIE, s’À'dnouùgant dans Us bras ds son père.

Mon père! mon père!...

lksurqübi.

Ma pauvre enfant! adieu ! adieu !... Didier, je te la confie, elle est A toi, tAchc qu'elle m'oublie, je te bénirai du haut

du ciel! (Didier la prend des bras de JL<purquf<f et Irià-

mffif par la droite. Lesurques à Jérôme : ) Adieu, mop père ! mon bon père!... Voyez : ce n’est nas un supplice, c’est un triomphe ! jo ne vais pas A l’échafaud, je vais à Dieu t!

jérome, sanglottanl et tmèrac«<mt son fis.

Oui, oui, devant Dieu! mou ûls, devant Dieu !... (H t»'nbs à genoux, Lesurques se dégage de son père, fait un signe à Dur ». Ion, et sort par le fond. Le cortège s'éloigne par la gauche. Jt ■ e ttsle anéant i. Soudain entre Jeanne , un papier à la main. Prunier plan è gauche, elle s’élance vers Jérôme et Daubenton.)

JEANNE

Vous pleurez, vous!...

Jérôme et Dirrxrron.

Jeanne! Jeanne!,.. (Jérôme se relève.)

JEANNE

Moi, je vais le sauver ou le venger !...

JÉROME et DAUBENTON.

Vous savez où est Dubosc?*..

LL COUIUUEL LL L'»

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