‹ Le courrier de Lyon drame en cinq actes et huit tableauxChapitre 4 sur 62 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

Lis mêmes, LE GARÇON, apportant des hullres.

Voilà! voilà!... Eh bien, oh sont donc ces messieurs? *

cotRHioL, au l a rron.

Ces messieurs sont partis... Je déjeune avec mes amis que voilà... Servez ici ce que j'aurais consommé là-bas... et tairezvous! (Il lui donne une pièce de monnaie.)

LAMBERT

Midi un quart!... Ah! Lesurques est en retard.

CUERSKAIf.

Un homme qui vient de Douai, pardonnons-lui...

RCEYB VTI.

lu mêmes, LESURQUES, puis JULIE, DIDIER.

uuojrqL'U, entrant de droite.

Et un homme qui vient avec une fille et un gendre.

ODIMIAO.

Eh! le voilà I

LUtinotlK*-

Entrez, mes enfants, entrri! Bonjour, chers amis, bonjour, Gurrnmn bonjour. L»mlK*ri... Il !<•* embrasse.) S’oosjK'rmMtvez

que je vous présente ma petite Julie, et son prétendu, Didier... Il- m’ont accompagné jurqu’tci, et Us vont nous quitter tout à

lücurc.

CltRMAÜ.

La jolie enfant !... comme elle est belle et grande.

LCSUUOlkk

Seize ans!... Cela nous pousse, j’en ai trente-huit... c'cst ur.o peine sœur pour moi-.. Tiens. Courriol!...

CurHAIOL.

Bonjour, Lcsurqucsl qu’il y a de temps quo nous eo nous sommes vusl...

Ltsrngties.

Ah! ça. mais nous sommes donc tout le collège Louis-le- Graud, ici I

CrtHSRAD.

Mon Dieu! Lesurques, la jolie enfant que la fille. Ah ! monsieur Didier, vous avez bien fait de prendre l'avance; on voua b disputerait, savez-vous I..

DIDIER

Il fn:draii prouver d'aVinl, Monsieur, qu’on aime mademoiselle Julie, plus que je ne l’aime; je ne la céderai passaus cela, jolis, à Didier.

àb-rri... Et il faudrait prouver que j’en puis aimer un autro que Didier, sans quoi je ne céderai pas.

LAMBERT-

C’est bien dit.

cocRnao.

Gela fait plaisir à entendre.

(Il offie un» chaise à Julie qui s'assied.) us u cours.

N’est ce pas que c'est bon le buuheurP

COURRIOL.

Vu js êtes heureux, vous, Lesurques P...

LZBtmgcu.

Si je suis heureux?... Oh !. . cela ne se demande pas... cela te voit-, si je suis heureux!... Mais toute ma vie est un enchaînement de prospérité... De bons parents, une bonne sanlé, M un |i«u d inidbgi'tice que Dieu m a donnée... des services honora Mes dans l’année, quand j’étais suidai au régiment d Au- Vi :gne .. l’amour du travail... une iolie forture que j’aJ amassée avec ce travail... Et puis, une tille comme celle que j’ai.... et puis un gendre comme celui que je vais avoir... avec tout

le coinnir.R de i.toîi.

Trois heures moins un quart. Diable, le temps passe vite avec vous. Pardon, mes amis, je prends les devants, je suis pressé* (// suri a droite.)

cocrriol, m levant de table.

Dans un quart d’heure l’autre sera ici!.-. Si je reste, cela fera mauvais elîet.. Boni j’ai le temps de les uccoinj'agncr et de revenir. (/Vndanl ce temps, la carte a été payée.)

oonmiAD.

Eh bien 1 viens-tu, Courriol, nous allons recor duil e Lesurques jusqu’aux Tuileries. Garçon, mon chapeau et tua canne, (te garçon le* lut donne.)

col’Müoi., prenant son chapeau.

Me voici I

LEsraoPK, dan* la coulisse.

Allons donc, Coumol.. je suis pressé.

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