‹ Le courrier des thèâtres;Chapitre 2 sur 25 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

paris, en robe de chambre et au coin du feu.

Il faut convenir que le feu est une bonne chose !... Non, je ne crois pas qu'il existe de plus grand plaisir que celui d'être au coin d'une cheminée bien ardente, tandis que dans la rue il gèle à pierre fendre, comme en ce moment par exemple !....,. Aussi les bals, les spectacles......

les soirées , rien ne peut me déterminer à sortir de mon hôtel... Il fait si bon h Ihôlel-de-ville !..,

Air de la Légère.

Je tisonne (bis), Aussitôt que je frissonne ;

Je tisonne {bis)

Et l'ennui

Soudain a fui.

Aux spectacles , au concert On ne rencontre personne :

Les bals que l'Opéra donne Sont toujours un vrai désert.

La solitude est ?i grande , Que chaque étranger surpris , En se promenant demande :

Cet hiver que fait Paris?

Ce que je fais ,

Je tisonne (bis) Aussitôt que je frissonne ; f Je tisonne {bis) ,

Et l'ennui

Soudain a fui.

Je demande du nouveau; Mais notre littérature , Comme la température, Est au-dessous de zéro.

Enfin , grâces aux débâcles Qu'on voit se multiplier, Dans nos salles de spectacles Il ne fait chaud qu'au foyer.

Je tisonne, etc.

Mais il n'y a pas de bois par là. Mademoiselle Falourde, mademoiselle Falourde! Où donc est-elle ma femme de charge? Je suis sûr que je la trouverai en tête-à-tête avec M. Cotteret, le petit feutier de la Porte St.-Marlin... Depuis qu'ils brûlent l'un pour l'autre, je ne peux pas être servi. {Appelant.) Mamselle Fa...:

Page 1