PRÉFACE
^ Un des plus ardents parmi les romantiques d'autrefois, Jules Vabre, l'ami de Pétrus Borel, avait annoncé la publication d'un ouvrage destiné à produire une sensation intime et à^modifier peut-être nos us et coutumes domestiques. Cela s'appelait De l'incommodité des commodes. On pourrait écrire aussi un traité de ce genre sous ce titre, beaucoup moins intéressant pour le public : De L'inutilité des préfaces.
Un livre a-t-il jamais besoin d'une préface? Lorsque l'ouvrage est bon, toute explication l'alourdit; lorsqu'il est mauvais, tout éloge l'écrase. La préface n'est peut-être agréable qu'à celui qui l'écrit, s'il a quelque chose de particulier à glisser dans ce prologue, comparable à une causerie avec le lecteur j mais, la