SCENE VIII
C'était la royauté de mon Sancho Pança ! Chanteur, peintre, soldat, que d'espoirs éphémères M'ont bercé, qui cachaient la grille des chimères ! Ah! pauvre Dufresny, que vas -tu devenir!
Relevant la tète.
Un hasard de bonheur et je puis rajeunir, Pourtant!. Vin généreux, je n'ai pas bu ta lie, Je ne céderai pas à la mélancolie !
Soyons homme. Il me faut de l'esprit le plus gai, J'en trouverai, morbleu!
Retombant dans son accablement.
Je suis bien fatigué.
Quels sont les vieux amis qui de moi se souviennent? Et la gloire qui fuit! les quarante ans qui viennent! Encor si la maison n'était pas vide! Mais Être triste, être seul, être pauvre, et jamais Ne voir sur ces murs froids que l'ennui décolore Un sourire indulgent qui me rendrait l'aurore ! Pardieu! cette Angélique est un joli minois! Ces grands yeux où l'amour vous guette en tapinois, Et ce poignet d'enfant si fin sous la dentelle!... J'ai dit que j'étais vieux, n'y pensons pas.
Apercevant Angélique qui entre.
C'est elle !