‹ Le cousin PonsChapitre 20 sur 123 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

tion, j'en donnerais bien huit ou neuf cent mille francs!....

Depuis quelque temps Remonencq se promène dans la rue, on le voit passer et repasser, par * la fenêtre ouverte. Il a fini par coller son oreille aux barreaux et a entendu la dernière phrase de Brùnner. Madame Cibot

- tressaute en entendant cette offre. Remonencq lui faiLun signe qui signifie : Eh Lien, que rous disais-je ?

LA CIBOT, à part.

Ciel de Dieu !.. c'était donc vrai?

PONS

Je ne me savais pas si riche ; mais je ne pourrais pas me séparer de ce qui fait mon bonheur; je ne vendrais ma collection que livrable après ma mort!...

BRUNNER

Enfin, réfléchissez ! ...

CÉCILE, bas à sa mère.

C'est bien un poète !.. il voit des millions!..

MADAME DE MARVILLE bas.

Et un poète, ma chère fillette, est un homme qui ne compte pas, qui laisse sa femme maîtresse des capitaux, un homme facile à mener et qu'on occupe de niaiseries!..

PONS

Eh bien, belle cousine, ne voulez-vous pas voir ces quelques croûtes dont mon ami vous a parlé avec tant d'enthousiasme?..

MADAME DE MARVILLE

Mais si! vraiment!..

PONS, se retournant et apercevant la Cibot.

Ah ! vous désirez quelque chose, madame Cibot?...

LA CIBOT

Non, monsieur Pons, non!... seulement quejemesuis dit comme ça, n'une supposition que mes messieurs voudraient faire rafraîchir ces dames, qui sont chez eux, le café Turc n'est pas loin, et la maman Cibot n'est toujours là, vous savez ! . .

PONS, froidement.

Merci, madame Cibot!... (a part.) La maladroite !... le café

Turc!!.. (Haut à madame de Marville.) Belle COUSine, VOUleZ-VOUS

me permettre de vous offrir le bras?

Bnsnner offre le sien à Cécile.

Page 1