LE DOMESTIQUE
Tenez, adressez- vous à madame Madeleine Vivet ! là !
Il sort.
LA CIBOT, saluant Madeleine.
Ah ! c'est vous qu'êtes madame Madeleine Vivet !.. Salut, médème !..
MADELEINE
Bien la vôtre, médème, je vous reconnais ; vous êtes la concierge de monsieur Pons,
LA CIBOT
C'est ça même ! Ah ! c'est pas commode d'entrer chez vous ! on vous regarde dans le blanc des yeux comme si que vous seriez une malfaitrice ! Dieu de Dieu ! quelle geôle ! Je viens de la part de mon monsieur. Permettez donc que je nvasseye un brin !.. Donc qu'il m'a dit comme ça ce matin d'apporter à madame de Marville le tableau que voici !.. Est-ce qu'il est arrivé, mon monsieur ?..
MADELEINE
Mais oui, ils sont à table à présent, lui et son ami.
LA CIBOT
Bon !.. il doit avoir les sangs tournés, pauvre cher homme, de ne pas m'avoir vue arriver !.. mais dame, j'ai pas pu auparavant; Ci bot est en train de déménager, que le médecin lui en donne pas pour huit jours !.. (pleurant.] Ah ! c'est cruel, allez, de perdre comme ça un mari qu'on a tant aimé ! (Ton naturel.) Pour lors, je ne pouvais pas me déranger; n'une supposition, n'est-ce pas, que vous aureriez votre mari malade n'a l'agonie, vous ne le quitteriez pas, n'est-ce pas ?.. Sa fa-