Comité de salut public de la Convention nationale
Du ïî germinal, l'ai, h de la République une et indivisible :
Le comité de salut public arrête que le général Ho<:lie sera mis en
étal d'arrestation et conduit dans la maison d'arrêt dite des Carmes,
pour y être détenu jusqu'à nouvel ordre.
Signé : Saint-Just, Collot d'IIerbois, Barrée, Prieur, Carnot,
Coi'THON, LlXDET, DiI.LAUD-VaRENNES.
2 Comité révolutionnaire.
Section de la Fontaine de Grenelle.
Du 24 pluviôse, an n de la République une et indivisible :
Nous, membres dudit comité, d'après un ordre du comité de sûreté générale, adressons au citoyen concierge de la maison d'arrêt des Carmes, le citoyen Soyecourt, pour y être détenu jusqu'à ce qu'l en soit autrement ordonné, et conduit par les citoyens Chaude et Yarnon, tous deux de la force armée de la section.
Salut et fraternité.
Signé : Jacquemin et Rondel.
3. L'ordre d'arrestation de M. de Caumont prouve quelles étaient les ressources de l'argumentation révolutionnaire quand il s'agissait de perdre quelqu'un. Il est conçu en ces termes :
Section Cbaslier.
Comité révolutionnaire.
Attendu que le citoyen Caumont est ex noble : qu'il est beau frère de La Roche Jacquelin chef des brigands de la Vendée et que si nous n'avon* trouvé chès lui rien de positivement contiaire à la Révolution, nous n'avons aussi rien trouve en sa faveur oui puisse prouver son patriotisme, n'ayant monté qu'une fois sa garde en personne depuis 89 et ayant le jour du 10 août passé le jour et la nuit chès sa maitresse d'après son aveu.
D'après ces considérations le comité le regardant comme suspect arrête qu'il sera envoyé dans une maison de suspicion ; que le procèsverbal et les 37 pièces qui ont été extraites de ses papiers, pouvant donner des renseignements sur différents citoyens de la Vendée et prouver que le citoyen Caumont est beau frère de la Roche Jacquelin et indiquer
mandant de la garde nationale de Paris1, et Jean-François Santerre, son frère ; le chanoine d'Autichamp, frère du Vendéen ; MM. Violet-Leduc, Lefèvre-Laboulaye, Guillaume Vernon, valet de chambre du roi, que l'ordre d'arrestation qualifie de Louis - le-Raccourci2 , et le poëte Vigée, auteur de la Fausse coquette et de YEntrevue. Parmi les prisonnières, outre celles que nous avons déjà nommées, on distinguait : Mme Charles Lameth, la duchesse d'Aiguillon, née de Noailles, Mme Bragelogne, supérieure des Ursulines, et sa sœur la marquise de Paris-Montbrun ; la veuve de Lescot-Fleuriot, ancien
la situation de ses biens, seront envoyés au comité de sûreté générale de la Convention nationale dans les 24 heures et confie l'exécution des présentes au citoyen Damien sergent du poste des Mathurins qui le conduira aux Carmes.
Fait au comité le 14 germinal de l'an 2* de la République une et indivisible.
Signé : Gdyot, Lejeune, Aubert, Désirer, Bercer, Hemart,
BOURDEQUIN, EDOK, JaMIOT.