Vie de M. Emery, t. II, p
APRKS LA TRRREUR. 289
des cultes : « Je ne veux point, de Sulpiciens dans le séminaire de Paris; je vous l'ai dit cent fois, je vous le répète pour la dernière fois. Prenez des mesures telles que cette congrégation soit dissoute '. » Une telle injonction ne permettait plus de différer. Aussi, quelque temps après, on renouvela le personnel du séminaire. M. Jalabert, vicaire général, fut installé supérieur, et on nomma de nouveaux directeurs; mais, le 19 avril 1814, le séminaire rentra dans les mains de la compagnie, et une ordonnance royale, en date du 3 avril 1 8 1 6, rendit à cette dernière son existence légale. Cette ordonnance est ainsi conçue :
«Vu les lettres patentes accordées à la compagnie des prêtres de Saint-Sulpice en juin 1713;
« Vu les actes qui constatent son état actuel dans le séminaire diocésain de Paris;
« Vu les demandes présentées par cette compagnie les 13 et 23 mars derniers;
« Après avoir entendu le rapport de notre ministre secrétaire d'Etat au département de l'intérieur, nous avons ordonné et ordonnons ce qui suit :
« La Compagnie des prêtres de Saint-Sulpice, actuel lement chargée du séminaire diocésain de Paris, est, en tant que de besoin, rétablie.
« Elle continuera, suivant son institution et avec l'approbation des évêques, à diriger les séminaires qui lui seront confiés.