Lehardy, arrêté à Paris, fut écroué au Luxembourg le
26 juillet, et transféré â la Conciergerie le 6 octobre.
19. Boileau, arrêté à Paris, fut écroué directement à la Conciergerie le G octobre, en vertu du jugement du \.
20. Antiboci., arrêté à Paris, fut écroué à la Grande-Force le 30 septembre, et transféré à la Conciergerie le 6 octobre.
21.Vigke, arrêté à Paris, fut écroué directement à la Conciergerie le 6 octobre, en vertu d'un jugement du 4, sur un mandat délivré par la mairie.
En dehors de cette preuve si concluante, il en est une autre qui, à son défaut, établirait encore que les inscriptions n'émanent pas des girondins. En effet, l'une d'elles est, comme on l'a vu, suivie de la signature de Destournelles. Une autre fait allusion à la mise en liberté de ce détenu. Or, Destournelles figurait au mois d'octobre 1793 parmi les témoins qui ont été entendus
par le tribunal révolutionnaire dans le procès des girondins '. Il était alors ministre des contributions publiques. On ne peut donc comprendre qu'il ait à cette mémo époque tracé sur les murs du couvent les inscriptions qui s'y voient encore aujourd'hui, puisqu'il était en liberté, et que son arrestation n'a eu lieu que sept mois après, le 14 floréal an n (3 mai 1794); ainsi la présence des girondins dans cette chambre exclurait, au point de vue des inscriptions, celle de Destournelles, et vice versa.
Ceci admis, il nous reste à déterminer quels peuvent être les auteurs de ces inscriptions.
Ouand on examine de près chacune d'elles, on y re-