‹ Le couvent de Carmes et le séminaire de Saint-Sulpice pendant la TerreurChapitre 152 sur 200 · P.6 PROTESTATION DE DEFORGUES · texte numérisé non relu

P.6 PROTESTATION DE DEFORGUES

ministration de police : j'étois chef du bureau dJilluminatioD ; cent témoins attesteront cette vérité. J'en ai déjà plusieurs certificats par écril '. Je ne suis entré à l'administration de police que le 14 septembre. L'arrête-<lu comité de surveillance de la mairie, pris en vertu de l'arrêté de la Commune, et qui m'adjoint à l'administration de police, est daté de ce même jour, 1 i septembre 1792. Je n'ai donc pu signer, le 3 septembre, comme administrateur, ni comme adjoint,

1. Je soussigné, Pierre-Constantin Lebas, commissaire de la police militaire de Paris, certifie avoir été employé, en qualité de premier commis, au premier bureau de police de Paris, le 22 août 1792, jusqu'au 26 frimaire, l'an ne, que j'ai été nommé à la place de commissaire, et avoir vu installer le < itoyen Deforgues, en qualité de chef dudit bureau, le i\ dudit mois d'août, qu'il y a travaillé pendant quinze jours, qu'il a employé à réorganise] ce bureau, et qu'il a constamment montré, dans cette place, comme dans les autres qu'il a occupées, les sentiments d'un patriote pur et humain. A Paris, ce 1«>- thermidor, l'an iue de la République française, une et indivisible.

Lebas.

Je soussigné, Jean-Baptiste-Timolhée Caillard, vice-président du tribunal militaire de l'armée de l'intérieur, certifie à qui il appartiendra, avoir été employé au premier bureau de la police de Paris, depuis le 22 août 1792, jusqu'à la fin de mars 1793; que le citoyen Deforgues est entré dans le même bureau en qualité de chef, le 24 du même mois d'août 1792, et qu'il en a exercé les fonctions pendant douze à quinze jours, qu'à cette époque comme à toutes les autres où j'ai eu occasion de le voir et de le connoltre, il a toujours manifesté les principes du plus pur patriotisme et d'humanité; en foi de quoi je lui ai délivré le présent, pour lui servir et valoir en tant que de besoin. A Paris, le 9 thermidor, l'an me de la République.

Caii.lard.

2. Extrait de l'arrêté pris dans la séance du 12 au 13 septembre 1792, l'an iv» et i", par les administrateurs du département de police et de surveillance, relativement à l'organisation de leurs comités et bureaux.

Nous, administrateurs de police et membres du comité de surveillance : Considérant que le seul moyen de travailler efficacement à la chose publique est d'établir un ordre fixe et invariable dans la distribution du travail qui doit occuper chacun de nous en particulier, et

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