‹ Le couvent de Carmes et le séminaire de Saint-Sulpice pendant la TerreurChapitre 155 sur 200 · PROTESTATION DE DEFORGUES · texte numérisé non relu

PROTESTATION DE DEFORGUES

devoirs; je ne veux pas que vous me teniez compte du bien que j'ai pu faire, du mal que j'ai empêché, de la résistance ouverte que j'ai opposée aux tyrans des victimes que j'ai arrachées aux Billaud, aux Collol, aux Robespierre, de la proscription à laquelle ils m'avoient condamné, de la détention au secret pendant quatre mois et demi qu'ils m'ont fait essuyer, de l'échafaud qu'ils me destinoient le 11 thermidor; que tous mes travaux, que tous mes sacrifices soient oubliés, qu'on ne mette en évidence que mes torts, que mes erreurs, que mes crimes : je renonce même à exercer mon droit de censure contre mes examinateurs ; c'est ma conduite et non la leur qu'il faut examiner aujourd'hui; mais je m'attache à eux corps à corps, qu'ils n'espèrent pas échapper au combat : justice prompte et éclatante pour moi, amnistie pour qui la voudra.

(( Deforgues.

« Ce 30 thermidor, 111e année de la République (17 août 1795 l] . »

1. Panis publia aussi, en 1814, une brochure dans laquelle il prétendit que Maiat était seul l'auteur de la circulaire du 3 septembre; qu'il l'avait rédigée et signée pour tous ses collègues, et que lorsque ceux-ci hasardèrent quelques représentations, il leur répondit tranquillement : « Oui, j'ai signé pour vous tons; et s'il y a un j... f

qui ne soit pas cornent, je le fais lanterner ce soir. »

M. Grauier de Cassngn .c a démontré dans son Histoire des Girondins et des massacres de septembre (t. 11, p. 114) qu'une telle allégation n'est point admissible.

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