‹ Le couvent de Carmes et le séminaire de Saint-Sulpice pendant la TerreurChapitre 18 sur 200 · LE DISTRICT DES CAR. MHS · texte numérisé non relu

LE DISTRICT DES CAR. MHS

En effet, les sections se montraient de plus en plus hostiles au clergé, et dans sa séance du 20 avril 4792, la section du Luxembourg avait adopté une motion dont le procès-verbal rend compte en ces termes :

« M. le président a fait lecture d'un arrêté de la section du Théâtre-Français1 qui invite la Commune dans 51 - - étions à présenter une pétition al' Assemblé'! \ nationale tendante à obtenir, non des dispositions répressives qui ne feraient qu'accroître le délire fanatique des prêtres séditieux et des créatures qu'ils égarent, mais un décret qui retranche du nombre des citoyens et déclare indigne de la protection de la loi tout homme qui refuserait de se soumettre à son autorité suprême.

« Différents membres, après avoir été entendus sur cet objet, et l'assemblée générale ayant fermé la discussion, M. le président a mis aux voix l'arrêté de la section du Théâtre-Français et l'assemblée y a adhéré dans tout son contenu 2. j»

Et quelque temps après, le 27 mai, l'Assemblée nationale, subissant sans doute la pression qu'exerçaient sur elle les sections de Paris, décrétait ce qui suit :

I Jonsidérant que les efforts auxquels se livrent constamment les ecclésiastiques non sermentés pour renverser la Constitu-

l.La section du Théâtre-Français comprenait le quartier de l'Ecole de médecine. Elle tirait son nom de l'Odéon, alors appelé Théâtre-Français. Elle se réunissait dans l'église Saint-André des Arts, et son comité tenait ses séances rue Hautefeuille. En 1792, ci.-tte section prit le nom de section de Marseille, et en 1793, celui de section de Marat.

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