‹ Le couvent de Carmes et le séminaire de Saint-Sulpice pendant la TerreurChapitre 28 sur 200 · Histoire de In Terreur, t. II, p · texte numérisé non relu

Histoire de In Terreur, t. II, p

leurs drapeaux sur L'amphithéâtre et former un grand cercle au milieu duquel se rangeaient les volontain mesure qu'ils s'étaient fait inscrire. Durant les deux journées, les officiers municipaux suffirent à peine à recevoir les engagements. . .

« Saint et enivrant enthousiasme, vous auriez dû être sans mélange ! Toutes les passions, tous les délires des sectes politiques auraient dû expirer au pied de ces amphithéâtres où l'amour de la patrie enfantait des héros ! »

Hélas ! il n'en fut pas ainsi.

En présence d'une telle situation, les fédérés avaient décidé qu'ils ne quitteraient point Paris, et les sections les plus ardentes les entretenaient constamment dans cette résolution. Certains membres de l'Assemblée en faisaient autant. « Le moment est décisif, s'écriait Billaud-Varennes ; nos frères d'armes sont ici ; s'ils partent sans que de grandes mesures aient été prises, tous les sacrifices de la révolution ne conduiront la patrie qu'à l'esclavage. »

Danton tenait un langage analogue au club des Jacobins :

« Hue les fédérés, disait-il, présentent une pétition à l'Assemblée sur le sort du pouvoir exécutif et ne se séparent pas avant que les traîtres n'aient été puni* ou mieux n'aient passé à l'étranger ' ! »

Et les fédérés, allant au-devant de pareilles incita-

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